Amazon et Microsoft, finalistes de la course pour le méga contrat cloud du Pentagone

Nouveau coup dur pour IBM. Le vétéran américain de l’informatique ne participera vraisemblablement pas au projet JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure) de transformation de l’informatique du Pentagone par le cloud. Un méga contrat de 10 milliards de dollars sur dix ans à réaliser en plusieurs phases de trois ou deux ans. Le département de la défense a réduit la sélection à deux finalistes : Amazon Web Services, le bras armé d’Amazon dans le cloud d’infrastructure, et Microsoft Azure, le cloud d’infrastructure de Microsoft. C’est-ce qu’un porte-parole du ministère a confié au journal TechCrunch.

deuxième échec d’IBM

La course se joue désormais entre Amazon Web Services et Microsoft Azure qui dominent le marché mondial du cloud d’infrastructure avec respectivement 32% et 17% en 2018 selon le cabinet Canalys. Par son ampleur, le contrat JEDI a de quoi faire saliver les géants américains du numérique. Google Cloud, le bras armé de Google dans le cloud, a pourtant préféré se retirer de la course plutôt que de se voir écarté.

Pour IBM, c’est un nouvel affront après la perte en 2013 du contrat de 600 millions de dollars de la CIA au profit d’Amazon Web Services. Ses échecs sont lourds de conséquences. Ils montrent que les géants du numériques comme Amazon, Microsoft ou Google, des nouveaux venus dans l’infrastructure informatique, ont pris le dessus sur des vétérans comme Big Blue ou Oracle. Les deux perdants, qui défendaient le partage du contrat sur plusieurs prestataires alors que le Pentagone privilégie, pour des questions de cohérence et de sécurité, un seul, n’entendent pas s’avouer vaincus. Oracle a choisi de contester le processus d’appel d’offre et de sélection devant la justice, le jugeant inéquitable.

Réputation en jeu

Si le contrat JEDI suscite autant la convoitise, c’est que les enjeux vont au-delà de son montant mirobolant. Un contrat de 10 milliards de dollars en 10 ans signifie 1 milliard de dollars par an. C’est peu, très peu comparé au marché mondial du cloud d’infrastructure qui devrait grimper de 80 milliards de dollars en 2018 à 143 milliards de dollars en 2020, selon les projections de Canalys. Mais emporter le contrat, c’est se donner des chances de s’ouvrir d’autres marchés publics dans les ministères, les agences gouvernementales et l’administration fédérale. A contrario, le perdre enverrait des signaux négatifs au marché sur les performances et la compétitivité de son cloud. C’est la toute réputation des perdants sur le marché qui est en jeu.

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