Amazon résiste toujours aux assauts de Microsoft, Google ou Alibaba dans le cloud

Rien à faire. La domination d’Amazon Web Services, le bras armé d’Amazon dans le cloud d’infrastructure, semble toujours aussi difficile à briser.

Certes, Microsoft, Google et Alibaba s’imposent comme ses trois plus grands challengers. Sur un marché mondial en croissance de 42% au premier trimestre 2019 à 21 milliards de dollars selon le cabinet Synergy Research, ils affichent des bonds impressionnants supérieurs à 70%. Mais leur fouge n’affecte nullement la position d’Amazon Web Services. Le leader mondial conserve sa part du gâteau intacte à 33%, contre 16% pour Microsoft, 8% pour Google, 6% pour IBM, 5% pour Alibaba, 4% pour Salesforce et environ 2% pour Oracle, Tencent et Rackspace.

Amazon croit au moins aussi vite que le marché

Au premier trimestre 2019, Amazon Web Services affiche un chiffre d’affaires de 7,7 milliards de dollars, en progression annuelle de 41%, en ligne avec celle du marché. Un résultat qui porte son chiffre d’affaires sur les douze derniers mois à 27,9 milliards de dollars, en croissance de 45% en un an. Pour le neuvième trimestre consécutif, Amazon Web Services enregistre une croissance comparable ou supérieure à celle de l’ensemble du marché.

« Pour le huitième trimestre consécutif, la taille du marché a augmenté de plus d’un milliard de dollars par rapport au trimestre précédent, commente dans un communiqué John Dinsdale, analyste en chef chez Synergy Research. Alors que le marché ne cesse de se renforcer, le groupe de fournisseurs à la poursuite d’Amazon s’est décomposé en deux : d’un côté, les challengers à forte croissance, de l’autre, les acteurs de niche au développement plus modeste. Mais Amazon conserve sa forte position de leader et continue de contrôler un tiers du marché mondial. « 

IBM, leader du cloud privé et hybride

Parmi les acteurs relégués au rôle de niche figure IBM. Pour préserver ses activités traditionnelles dans les matériels, logiciels et services, Big Blue a choisi de privilégier le cloud privé et hybride. Un segment moins porteur que le cloud public où opèrent Amazon Web Services, Microsoft, Google ou Alibaba, mais dont il est le leader mondial incontesté devant T-Systems (filiale de Deutsche Telecom), Orange ou Fujitsu.

Pour accompagner sa croissance, Amazon Web Services continue à investir massivement dans l’extension de son infrastructure de datacenters. Il revendique aujourd’hui 21 « régions » (une région est un site où le client peut déporter ses applications informatiques) et 64 zones de disponibilité de ses services (une zone de disponibilité comprend au moins un datacenter). Et il projette d’ouvrir 12 autres zones de disponibilité et quatre régions à Bahreïn, en Indonésie, en Italie et en Afrique du Sud.

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