Anonymous : 3 hacktivistes français devant la justice

Âgés de 22 à 27 ans, les trois jeunes gens comparaissaient pour des faits qui remontent à 2011 : les trois accusés avaient récupéré et mis en ligne des informations personnelles (nom, prénom, adresses mail et numéros de téléphone) de plus de 500 policiers membres du syndicat FGP-FO.

Les données avaient été rendues accessibles via une faille de sécurité sur le site du syndicat. Cette faille, découverte en 2011 par l’un des prévenus, avait été signalée au webmaster du site, mais n’avait toujours pas été corrigée un an plus tard, comme l’explique Metronews. Il avait par la suite communiqué l’existence de la faille sur plusieurs sites, laissant la possibilité à un des deux autres prévenus de capter la base de données, avant que celle-ci ne soit publiée en ligne. Les trois individus présents dans le box des accusés reconnaissent effectivement avoir découvert la faille et capté les données, mais nient être à l’origine de la mise en ligne de celles-ci sur le web. Le lien vers les données mises en ligne avait notamment été publié par les prévenus sur leurs comptes Twitter.

Les trois accusés, proches de la mouvance Anonymous, regrettent leur acte et expliquent n’avoir pas eu conscience de la gravité de leurs actes. Du côté des parties civiles, l’avocat met en avant l’angoisse des policiers face à cette divulgation de données personnelles, notamment dans le contexte de l’année 2015, secouée par plusieurs attaques terroristes. Le fichier de données continue de circuler sur le net, a ainsi expliqué l’avocat, qui rappelle qu’une vingtaine de policiers ont fait l’objet d’appels malveillants ainsi que de nombreux mails non désirés.

Le parquet a requis une peine d’un an de prison avec sursis, assortie de 5000 euros d’amende pour les trois prévenus. Le délibéré est attendu pour le 22 mars. Les démêlés d’Anonymous avec la justice sont assez nombreux : deux des accusés sont ainsi également entendus pour le piratage d’autres sites gouvernementaux, alors qu’en parallèle du procès, des partisans du mouvement Anonymous publiaient des données extraites d’un site lié au ministère de la Défense.

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