Apple ? Ne le confondez pas avec les autres géant tech

 

Tim Cook, PDG d’Apple, en a assez de cette image qui met dos à dos l’ensemble des entreprises de technologie. Il est donc remonté contre certains des politiques aux Etats-Unis, et notamment ceux appelant à un démantèlement de ces géants.

« Je suis frustré que la technologie soit qualifiée de monolithique. La technologie n’est pas monolithique » défend Cook lors d’une entrevue avec CNBC. Pour le dirigeant, cette vision revient un peu à considérer que tous les restaurants se ressemblent et servent les mêmes plats (indigestes ?).

Apple, un monopole ? Mais pas du tout

La sénatrice Elizabeth Warren a appelé en mars à démanteler ces géants des technologies. Le candidat démocrate à la présidence juge que les entreprises telles qu’Apple, Amazon, Google et Facebook ont trop d’influence sur nos vies et propose donc un démantèlement de ces monopoles.

Dans le cas d’Apple, l’élue américaine affirme que l’App Store accorde à la firme un trop grand avantage concurrentiel. « Apple, vous devez le scinder de leur App Store. Il faut que ce soit l’un ou l’autre » tranche Warren. « Soit ils dirigent la plate-forme, soit ils opèrent le magasin. »

Sans grande surprise, Tim Cook ne partage absolument pas l’avis d’Elizabeth Warren.

« Je ne pense pas qu’on nous qualifierait de monopole, réfute Cook. Nous sommes géographiquement au même endroit que beaucoup d’entreprises de technologie, et c’est à peu près l’étendue de nos points communs. »

Apple, une entreprise à part ? Le PDG a souvent défendu cette vision, en particulier à l’égard de Google et Facebook. La firme de Cupertino a pourtant des points communs avec ses rivaux. Pour Warren, les entreprises de technologie détiennent trop de pouvoir sur l’économie, la société et la démocratie.

Même le vendeur du coin choisit ce qu’il vend dans sa boutique

La sénatrice propose également d’adopter des lois interdisant aux grandes plateformes de commerce électronique (dont le chiffre d’affaires annuel global est d’au moins de 25 milliards de dollars) de posséder à la fois la plateforme et tout vendeur sur celle-ci.

« Ils ont démoli la concurrence, utilisé nos informations personnelles pour faire des profits et retourné le marché contre tout le monde » écrit-elle dans un article de blog. « Et ce faisant, ils ont fait du mal aux petites entreprises et étouffé l’innovation. »

La défense de Tim Cook ? Prendre ses distances vis-à-vis de ses concurrents dont les pratiques en matière d’exploitation des données personnelles ont été particulièrement critiquées ces derniers mois.

« Nous n’échangeons pas vos données » invoque ainsi le PDG d’Apple, défendant la manière dont la société gère sa plateforme.

Nous avons toujours fait de la curation » assure par ailleurs le dirigeant, réfutant toute pratique déloyale consistant à exclure des acteurs de sa plateforme pour protéger ses seuls intérêts économiques.

Tim Cook reconnaît que la firme doit parfois faire des choix  » Non, ça ne va pas sur notre plateforme, non cette application ne fonctionne pas, et donc ça ne va pas sur l’App Store […] Je sais que cela nous exposé à la critique. »

« Mais cela fait partie de la vie d’un commerçant ou autre. Si vous possédez la boutique du coin, c’est vous qui décidez de ce qui va dans votre magasin. »

La multinationale n’a pourtant rien de la boutique de quartier. Et Spotify ne dira pas le contraire. D’ailleurs, Apple a déjà été condamné en Europe et aux Etats-Unis pour entente sur les prix avec des éditeurs dans le secteur de la vente de livres électroniques.

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