Arnaque au support : Google revoit ses méthodes

Les arnaques au support technique ont la cote. Plusieurs indicateurs publiés en début d’année 2018 montrent que ce type d’escroquerie est en vogue. La technique est souvent assez simple : l’utilisateur clique sur un lien malveillant qui lui indique que sa machine est infectée. Coup de chance, la publicité en question lui indique un numéro de téléphone à appeler. Au bout du fil, un opérateur se charge d’embobiner la victime et prend parfois le contrôle de la machine afin de résoudre les « problèmes » qu’il explique avoir détecté. Et facture au passage la prestation à prix fort.

 

L’arnaque n’est pas nouvelle et ressurgit fréquemment sous de nouvelles formes : certains n’hésitent pas à appeler leur victime à l’improviste, d’autres ont recours à des techniques de phishing mais la technique peut également passer par les régies publicitaires. Google a donc décidé de limiter l’impact de ce dernier cas de figure.

Dans un post de blog, la firme de Mountain View explique vouloir mieux surveiller les offres publicitaires offrant des services de support technique. « Quand nous voyons une augmentation des offres malveillantes liées à un certain type d’offre, nous renforçons les contrôles » explique Google, qui rappelle notamment ses précédents efforts sur les prêts journaliers ou les fausses offres de cautions.

Dans le cas des arnaques au support technique, Google explique qu’il est « difficile de séparer le bon grain de l’ivraie » et souhaite restreindre l’accès à ce type d’annonce aux seuls acteurs vérifiés par ses soins.

Google explique qu’un programme de vérification sera mis en place « dans les prochains mois » et que les acteurs qui souhaitent proposer des publicités dans la catégorie « Support technique » de la régie publicitaire de Google devront obtenir la validation de ce programme.

La recrudescence des escroquerie au support technique s’est particulièrement fait sentir aux états unis : le FBI a ainsi annoncé au mois de mars que ses services avaient reçu un peu plus de 11 000 plaintes concernant ce type d’arnaque pendant l’année 2017. En France, la plateforme Cybermalveillance a publié des chiffres en début d’année qui montrent une recrudescence du phénomène au cours des premiers mois de l’année 2018.

L’UFC Que Choisir alertait également sur ce sujet au mois de juin, signe que la technique est loin d’être abandonnée par les cybercriminels.

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