Atos a doublé son empreinte dans le digital en 2017 et prévoit de la doubler encore d’ici à 2019

Atos accélère sa transformation. Le deuxième groupe français de services du numérique derrière Capgemini, qui compte 97 300 personnes dans le monde dont 16 500 en France, a presque doublé son chiffre d’affaires dans le digital en 2017 à 2,9 milliards d’euros, soit 23% du chiffre d’affaires total de 12,7 milliards d’euros, contre 13% en 2016. Et Thierry Breton, qui le dirige depuis novembre 2008, n’entend pas s’arrêter là puisqu’il ambitionne de porter la part du digital à 40% en 2019.

IBM, modèle

La part du digital dans le chiffre d’affaires constitue le baromètre de transformation des entreprises de services du numérique, challengées dans leur modèle économique par la révolution du cloud computing. Toutes sont en course pour l’accroître de façon à amortir le choc dans leurs activités traditionnelles d’infogérance. IBM, numéro un mondial des services du numérique, apparait comme un modèle. Le groupe américain a pris la tête en atteignant une part de 46% en 2017.

Atos opère dans quatre segments du digital : le cloud computing à travers sa filiale Canopy, la numérisation des processus de travail à travers sa plateforme Digital Workplace, le big data et la cybersécurité à travers son offre Codex, et dans l’Internet des objets à travers ses services de mise en œuvre de la base de données SAP Hana de l’éditeur allemand SAP.

Champion français du cloud

C’est le cloud computing, où Atos propose des services managés de cloud privé, public et hybride, qui constitue le principal moteur. Le chiffre d’affaires dans ce segment d’activité dépasse 1,1 milliard d’euros en 2017, en bond de 47% par rapport à 2016. Ce qui fait d’Atos le champion français du cloud computing selon le cabinet Pierre Audoin Consultants, devant Orange, Capgemini, OVH et Sopra Steria. Au quatrième trimestre 2017, le groupe a gagné neuf clients pour ses activités dans le digital, dont Henkel pour la migration de son informatique vers le cloud.

Mais pour Thierry Breton, Atos ne commencera à recueillir les dividendes de sa transformation qu’en 2018 et 2019 avec quatre principaux moteurs : la « cloudification » des entreprises, la mise en conformité au règlement européen de protection des données personnelles (RGPD), la numérisation des outils de travail et la mise œuvre d’applications d’intelligence artificielle. Le groupe s’estime en position pour tirer parti de ces révolutions grâce au renforcement de ses compétences dans le digital avec 16 000 collaborateurs certifiés, deux fois et demi plus qu’en 2016.

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