Backup as a Service : les 6 défis à relever

Le Backup as a Service (BaaS) profite de tous les bénéfices du Cloud. À savoir, une mise en œuvre simplifiée et sans maintenance, l’absence de coûts d’acquisition, un paiement à l’usage et une capacité à monter aisément en charge.

C’est une solution pour ceux qui :
– ne disposent pas des équipes IT nécessaires pour organiser leur plan de sauvegarde ;
– veulent basculer ce poste du CAPEX (investissement) vers de l’OPEX (dépense d’exploitation)
– voient leur volume de données à sauvegarder croitre très rapidement ;
– utilisent massivement d’autres offres Cloud en mode as a Service.

2- BaaS sur infrastructure publique ou privée ?

L’augmentation des débits Internet, en particulier avec le déploiement de la fibre et de la 4G, favorise l’utilisation de solutions publiques de BaaS, telles que proposées sur les Cloud d’Amazon, Microsoft ou Google.

Olivier Tant – Datacenter & Hybrid Cloud Category Manager- HPE

Mais, comme nous le rappelle Olivier Tant, chez HPE, le BaaS n’est pas uniquement accessible sur le Cloud public : « Beaucoup de clients font du Backup as a Service en interne. Chez les grands comptes, nous recensons 80 % d’infrastructures de backup « on premise » pour 20 % sur le Cloud public. » Il est en effet envisageable d’adopter le BaaS sur des infrastructures de Cloud privé, tout en conservant la flexibilité, la capacité à monter en charge, voire le paiement à l’usage propre aux solutions de Cloud public.
Et de rappeler ainsi qu’il est possible de proposer des solutions physiques sur site, mais avec un paiement à l’usage.

Philippe de Trogoff, chez Veeam, évalue les choix des entreprises suivant leur taille :
– Les grands comptes préfèrent construire leur propre solution de backup. Certains vont dans le Cloud (souvent privé ou privé hébergé), mais pas tous ;
– Les ETI adoptent pour la plupart le backup « on premise », mais sont nombreuses à réfléchir à une bascule en mode Cloud ;
– Les PME disposant d’infrastructures IT continuent à préférer des solutions sur site, tout en réfléchissant à la séparation entre les données sensibles et les autres ;
– Les TPE et PME ne disposant pas d’infrastructures IT sont en général grosses consommatrices d’offres SaaS et seront donc les plus friandes de BaaS public.

Philippe de Trogoff – Channel & Cloud Director FranceAfrique du Nord – Veeam Software

Pour des raisons réglementaires et de contrôle, les grands comptes et les entreprises où la data est stratégique adopteront des solutions de BaaS sur des infrastructures de Cloud privé (« on premise » ou hébergées chez un prestataire). Le Cloud public peut servir de relais en cas de pics de charge, mais essentiellement pour des données non critiques.
Philippe de Trogoff note que la tendance est d’opter pour de l’IaaS public, qui servira de renfort à une solution de backup existante.