Banque privée : des clients peu séduits par les bots

Les bots ne conviennent pas aux riches. Pas même à ceux qui veulent le devenir. Début 2017, UBS lançait en Grande-Bretagne SmartWealth, une plate-forme « digitale » d’investissement accessible à partir de 15.000 livres (16.800€). Un bot dont la promesse était de démocratiser l’accès à la banque privée. Et voici que l’aventure de SmartWealth s’arrête subitement, avec la fermeture du site et la cession de ses actifs à SigFig, une autre organisation qui travaille sur les robo-advisors.

UBS pensait avec cette initiative se positionner en concurrent direct des startups de la fintech, qui a grand coup de robo-advisors tentent de séduire une clientèle qui souhaite s’offrir les services d’une banque privée sans avoir forcément les moyens de passer le pas de porte de ces établissements. Pourquoi un tel échec ? Il semble que le robot n’ait pas réussi à percer auprès de sa cible. Une cible qui en matière de service préfère les conseils et la présence d’un banquier de chair et d’os.

Reste que d’autres banques continuent à développer la présence de ces « robots conseillers » pour séduire des clients peut être moins fortunés, mais séduits par la praticité de la solution. Car 25 % des français ne franchissent plus le seuil de leur agence bancaire. Et en moyenne, la baisse de fréquentation des agences avoisine les 10 % chaque année.

La prochaine étape de la gestion d’actifs après l’ère des conseillers financiers

Selon une récente étude A.T. Kearney, il ne s’agit rien moins que de la prochaine étape de la gestion d’actifs après l’ère des conseillers financiers, des brokers discount, puis les plateformes en ligne. Ce type de services, encore confidentiels il y a quelques années, est en train de séduire les épargnants. Parmi les 4 000 clients de services bancaires interrogés par A.T. Kearney, 20% connaissent déjà ce que sont les Robo-Advisors. Leur potentiel de développement est énorme.

Le Coach Epargne chez ING Direct propose à ce titre une solution de conseil personnalisé pour le placement, accessible de son téléphone mobile. Intégré à l’application bancaire, le Coach effectue des recommandations en fonction des envies (tranquille, équilibré ou avec prise de risques) du client. La validation des recommandations se fait ensuite soit directement dans l’application soit sur le site Web, et quand c’est règlementairement nécessaire avec un appel en direct avec un conseiller financier.

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