Casques audio à moins de 100 euros : notre sélection

Guide d’achat : Quel casque audio à moins de 100 euros ?

Amateurs d’écoute musicale nomade, vous avez déjà dû constater que les écouteurs fournis avec le smartphone sont de piètre qualité. En même temps, si les casques audio fleurissent à tout va depuis quelques années, ce n’est pas pour rien. Nous avons testé une bonne trentaine de casques audio abordables – à moins de 100, voire de 50 euros – pour ne retenir que la fine fleur au sein de ce guide d’achat.

Dans cette sélection, vous ne trouverez que des modèles de type arceau. Pas d’écouteurs donc, ni d’intra-auriculaires : ces produits feront l’objet d’un guide ultérieur. Nous avons filtré au plus efficace – par le porte-monnaie – afin d’obtenir un panel représentatif des casques nomades vendus aujourd’hui à prix raisonnable. Le choix idéal pour monter en gamme sur des écouteurs standard sans trop se ruiner. 100 euros au maximum et même des modèles à moins de 50 euros !

Une fois la barrière de prix fixée, nous avons réparti nos modèles selon les trois grands domaines suivants :


casques légers

Casques filaires légers

Pour vous, un vrai casque audio c’est avec un fil. En tout cas, vous ne voulez pas vous embêter avec un appairage, ni passer vos airs préférés à la moulinette des ondes. Les casques, vous les aimez discrets, tout du moins de taille modeste et poids contenu.

Dans cette sélection, nous avons des modèles ultra légers à moins de 50 euros et d’autres un peu plus cossus – mais toujours légers – entre 50 et 100 euros. Il y a du design classique, et du plus original, toujours en supra-auriculaire. Quoi qu’il en soit, les produits retenus sonnent bien !


casques enveloppants

Casques filaires enveloppants

Là-aussi, la connexion filaire est un prérequis sur lequel on ne badine pas, question de simplicité, d’autonomie et de qualité audio. Mais contrairement aux personnes de la catégorie précédente, ici, vous aimez les casques audio volumineux qui calfeutrent bien l’oreille et sont solidement arrimés au crâne.

Des circum-auriculaires essentiellement, parfois des supra-auriculaires généreux, qui isolent bien, donnent un style affirmé et délivrent pour certains des basses musclées.


casques bluetooth

Casques Bluetooth

Les fils appartiennent au passé, et quand bien même vous n’auriez rien contre, les modèles câblés passés sur votre tête ont tous rendu l’âme trop rapidement. Un casque audio Bluetooth, c’est un casque libéré de ses contraintes et qui vous affranchit des vôtres. A ce détail près qu’il faut recharger ses batteries de temps en temps…

On trouve beaucoup de modèles Bluetooth sur le marché. Néanmoins, aucun de ceux que nous avons testés sous la barre des 50 euros ne nous a donné satisfaction. Il faut débourser une dizaine d’euros en plus pour dégoter les premiers produits convaincants.


Faut-il dépenser plus ?

Vous vous demandez peut-être ce que vous auriez à gagner si vous ajoutiez une rallonge de budget, pour atteindre les 150 voire 200 euros. Cette question est légitime. Déjà, l’éventail des marques changent : on voit apparaître des noms comme Audio-Technica, Beats, Beyerdynamic, Bose, Focal, les Fidelio de Philips, etc. Ensuite, dans les marques qu’on retrouve, on bascule sur des gammes plus soignées, avec des transducteurs de plus grande taille et technologiquement plus évolués, des sonorités plus précises et des matériaux et finitions de meilleure qualité. Enfin, on trouve les premiers casques à réduction active du bruit, très rares sous la barre des 100 euros.

Les prix peuvent évidemment grimper beaucoup plus haut que 200 euros (entre 300 et 500 euros, on trouve encore pas mal de casques nomades), soit avec le haut du panier de spécialistes (AKG, Audio-Technica, Sennheiser, Ultrasone, etc.), soit avec des marques qui ciblent le luxe (Bang&Olufsen, Denon, Parrot, etc.).

Vidéo expliquant comment bien choisir un casque audio

Disposant d’une multitude de modèles à l’occasion de ce guide d’achat, nous en avons profité pour réaliser cette vidéo. L’objectif : illustrer les différences entre les uns et les autres pour vous aider à mieux choisir votre casque audio (à arceau). Nous détaillons les critères à prendre en compte pour se décider sereinement : gabarit, conception acoustique (ouvert, fermé), forme des écouteurs (supra-auriculaire ou circum-auriculaire), ergonomie, filaire ou Bluetooth, notions de confort, etc. Autant d’éléments où il faut veiller à ce que les spécificités du casque audio correspondent à ses besoins et attentes.

Modifié le 03/03/2016 à 12h08

Casques audio filaires légers

A la question de savoir si vous voulez une version filaire ou sans fil, vous avez tranché pour le fil (et non pas le fil lui-même). Le Bluetooth c’est sympa, cependant, vous ne voulez pas avoir une batterie de plus à recharger.

Et vous ne vous fiez pas aux ondes pour transmettre vos musiques préférées : seul le cuivre se montre à la hauteur. Les casques, vous les aimez discrets, en tout cas de taille modeste et de poids contenu.

Nous avons sélectionné des modèles ultra légers à moins de 50 euros et d’autres un peu plus cossus entre 50 et 100 euros, mais tous situés dans la catégorie des casques sobres, qui ne vous feront pas une tête de Jacques Villeret dans La Soupe aux choux. Il y a du design classique comme du plus original, et dans tous les cas, bien sûr, ça sonne !

Jays V-Jays : old school et ultra-léger

Jays V-Jays

Casque ultra-léger s’il en est (59 g), le V-Jays reste une référence en matière de rapport qualité/prix, malgré son grand âge (nous le testions en 2011). Le suédois a réussi à trouver une formule équilibrée sur ce casque de conception ouverte, où toutes les fréquences sont restituées avec un naturel et une aération qu’on peine à retrouver sur des modèles deux ou trois fois plus cher. De quoi jouer la plupart des styles avec justesse.

En revanche, casque ouvert oblige, le V-Jays n’isole pas, et ce, ni dans un sens ni dans l’autre. Si la structure supra-auriculaire légère tient bien (bonne pression de l’arceau), les écouteurs en mousse rudimentaire finissent par faire un peu mal aux oreilles. Ça reste néanmoins supportable. Pas de câble détachable ici : on est sur un bon vieux fil en Y. Toutefois, Jays livre une rallonge bien pratique et une paire de mousses supplémentaires. Si vous voulez de la simplicité avec un son naturel, foncez sur ce V-Jays – modèle en fin de vie – tant qu’il y en a encore.

Et dans un genre similaire, avec des conceptions ouvertes ou semi-ouvertes et des poids plumes, on trouve toujours le légendaire PortaPro de Koss ou le plus classique Sennheiser PX100 MK II.

Sony MDR-ZX660 : polyvalent et passe-partout

Sony ZX660

La valeur sûre du moment, c’est le ZX660 de Sony. Malgré un design très sobre, tout juste souligné d’un zest de couleur acidulée, il se révèle bien énergique pour restituer vos musiques préférées. Les basses, présentes et tendues, rythment parfaitement toutes les musiques modernes, les aigus bien définis rendent l’ensemble précis. Les médiums et bas-médiums puissants sont maîtrisés, même si un poil plus d’ouverture n’aurait pas été superflue. Sensibilité de 104 décibels et impédance de 40 ohms forment un dosage adapté à l’écoute nomade sur smartphone.

Le casque est d’ailleurs pourvu d’une télécommande/micro pour jouer les kits mains libres. Notez que le câble n’est pas détachable, mais il est unilatéral et plat, donc il s’entortille moins facilement. Le ZX660 se montre confortable à porter, grâce à un arceau de bonne dimension, bien rembourré et au serrage finement dosé. Les écouteurs supra-auriculaires dotés de coussinets souples ne fatiguent pas l’oreille, tandis que la construction globale apparaît robuste. Bref, un modèle qu’on ne se lasse pas de conseiller !

Marshall Major II : spécial rock ‘n’ roll

Marshall Major II

La marque britannique d’amplificateur, portant le nom de son créateur Jim Marshall, n’est plus à présenter. Zound Industries en revanche, ça vous parlera peut-être moins. Et pourtant, ce constructeur suédois fabrique les casques Marshall, ainsi que ceux de Urban Ears, Coloud ou encore Molami. Le Major déjà testé par nos soins fin 2011 resurgit dans une deuxième édition à l’ergonomie et à l’acoustique améliorées. Côté audio, on reste sur un rendu chaleureux propice au rock ‘n’ roll (entre autres), les basses ont pris de l’assurance, tandis que le haut du spectre brille davantage. Bon, le Major II demeure un casque typé, et en même temps, c’est sa marque de fabrique.

Côté ergonomie, Marshall est passé sur un câble détachable unilatéral, qu’on peut fixer à gauche ou à droite (la prise libre peut servir à ajouter un deuxième casque), avec une fiche jack en L plu solide côté source. Le câble est toujours en partie torsadé (clin d’oeil nostalgique) et doté d’une télécommande/micro. Quant aux matériaux employés (métal, similicuir, vinyle, etc.) et à la construction méticuleuse, ils placent, là encore, le Major II dans le haut du panier. Il est stylé, confortable (il serre un peu moins que la première génération), isolant, pliable… En somme il a tout pour plaire !

Skullcandy Grind : le look déjanté

Skullcandy Grind

La marque américaine est avant-tout connue pour ses designs marqués au fer d’une jeunesse rebelle (autrement dit, des ados…). Mais ses casques ne sont pas que des accessoires de mode avec un logo en forme de tête de mort. Non, ils sonnent aussi, et plutôt bien d’ailleurs. Ce Grind en est un parfait exemple. Derrière ses allures de proto ou d’essai (précisément pour le modèle à coques transparentes que nous avons testé) se cache un produit très équilibré, agréable à porter et bien fini (mais non pliable, c’est dommage).

Niveau sonorité, le Grind parvient à un rendu particulièrement aéré et à une spatialisation étonnamment large. Les écouteurs supra-auriculaires assez grands et bien cotonneux, qui appuient modérément sur l’oreille, contribuent vraisemblablement à ce résultat. Mais c’est surtout l’accent mis dans les aigus qui donne cette ouverture, cette sensation de légèreté. Attention, sur une écoute prolongée et/ou certains mix, la fatigue – voire l’agressivité à haut volume – se fait vite ressentir. Les basses sont correctement dosées et plutôt réalistes, les médiums, bien lisibles (avec un léger bémol dû à l’existence de sibilance). Distribution de bons points pour finir, outre le prix très abordable du Grind : le câble détachable et le bouton intégré à l’écouteur gauche pour contrôler la lecture et prendre des appels (ce même écouteur intègre un micro).

Urban Ears Plattan : la sobriété scandinave à moins de 30 euros

Urban Ears Plattan

Autre marque et modèle fabriqué par le suédois Zound Industries, le Plattan de Urban Ears. Une appartenance nordique que souligne assurément son design typiquement scandinave : look très épuré et matériaux judicieusement sélectionnés (plastique doux, métal, tissu), le Plattan se reconnaît au premier coup d’oeil. Il est tout à fait agréable à porter, car léger, pliable, isolant et confortable à la fois.

Le Plattan dispose d’un câble unilatéral détachable, avec possibilité de raccord à gauche ou à droite et, tiens-tiens, chaînage d’un deuxième casque sur la prise inoccupée. Le câble en tissu fait partie des signes distinctifs du produit. Niveau sonore, ce n’est pas le casque le plus neutre, ni le plus précis. Le rendu assez chaud et marqué sur les médiums mériterait davantage de clarté dans les aigus, et de corps dans les graves, pour rééquilibrer l’ensemble. Néanmoins, la restitution n’est pas désagréable du tout, et assez vivante côté volume. Mais surtout, son prix au ras des pâquerettes (on trouve la version rouge à 25 euros au moment de la publication du guide, et la version bleue à 29 euros) font de lui un concurrent redoutable dans cette gamme des casques légers à bon rapport qualité/prix !

Modifié le 03/03/2016 à 12h08

Casques audio filaires enveloppants

La connexion filaire est un prérequis sur lequel on ne badine pas, question de simplicité, d’autonomie et de qualité audio. Mais contrairement aux personnes qui recherchent de la discrétion, vous, vous voulez être vu. Ou du moins, vous ne craignez pas de l’être.

Il faut dire que depuis que Beats est passé par là, le casque est devenu une forme de marqueur social. La taille n’est alors plus un handicap, il s’agit, au contraire, d’un atout. Les constructeurs le savent, certains jouent clairement sur ce tableau.

Ici, vous trouverez des casques volumineux, des circum-auriculaires essentiellement, parfois des supra-auriculaires généreux, qui isolent bien, donnent un style affirmé et délivrent, pour certains, des basses musclées, tandis que d’autres restent sobres et neutres.

Panasonic HD5 : ergonomique et douillet

Panasonic HD5

A la recherche d’ergonomie, de confort et de qualité audio avant-tout, et considérant tout le reste comme artifice, vous serez potentiellement intéressés par le Panasonic HD5. Un casque circum-auriculaire sans chichis (câble unilatéral inamovible et dépourvu de télécommande), rudement agréable à porter. Et pour cause, le HD5 dispose d’un rembourrage très douillet au niveau de l’intérieur de l’arceau et de coussinets en similicuir parfaitement molletonnés qui bordent les oreilles sans jamais les toucher.

Petite subtilité qu’on trouve rarement sur les modèles grand-public : les branches sont réglables en profondeur, en plus de la hauteur. On peut ainsi ajuster parfaitement le point de contact de l’arceau tout en restant bien centré sur les oreilles.

La construction est robuste, tout comme la musicalité. Le casque profite d’abord d’une spatialisation bien large et précise, qui donne la sensation d’être dans une salle (légère réverbération). Sur un Kind of Blue de Miles Davis, l’impression est saisissante. Mais le HD5 propose surtout une reproduction sonore généreuse, à l’image de la plage de fréquences étendue, de 4 Hz à 40 kHz ! Les basses sont profondes et réalistes, les aigus, précis sans agressivité, les médiums, un brin chauds mais sans excès. Et la puissance convient pour une écoute sur smartphone. Certains trouveront peut-être que l’isolation acoustique pourrait être meilleure ou que Panasonic a manqué de folie côté design… c’est une affaire de goût. Sous la barre des 100 euros, c’est un très bon casque circum-auriculaire !

En attendant que ce casque soit proposé par d’autres commerçants, vous pourrez le trouver sur la boutique en ligne de Panasonic.

AKG Y50 : super isolant et précis

AKG Y50

Autant le célèbre fabricant autrichien ne nous a pas convaincus avec son modèle léger Y40, autant le Y50 dispose d’un fort potentiel de séduction. Ses 190 grammes se voient plus qu’ils ne se sentent : les écouteurs sont épais, les matériaux soignés. Malgré son look trapu, le Y50 reste confortable. AKG a su combiner habilement des coussinets d’écouteurs façon guimauve, une pression d’arceau juste et une bonne articulation de l’ensemble (3D-Axis et structure pliable). Et quelle isolation ! La contre-partie, c’est un effet « Soupe au choux » assez manifeste sur la bouille du porteur, mais bon…

La construction est irréprochable, comme toujours chez AKG. Et le rendu audio, musclé et précis. L’Y50 est porté sur les basses, mais il le fait bien : la densité se conjugue avec une bonne nervosité, donnant un impact parfois impressionnant sur des mix faisant la part belle aux graves. Ce penchant ne se fait pas au détriment du reste, puisque les aigus sont bien définis et soyeux, tandis que le médium parvient à se démarquer du bas du spectre (parfois de justesse). Bref, c’est propre, net (sans la moindre sensation de réverbération) et affirmé à la fois. Amateur d’ouverture et de spatialisation large en revanche, sachez que l’Y50 verse plutôt dans le confinement, l’intimiste : ce n’est alors pas forcément la meilleure option.

Dernier atout : le câble détachable unilatéral, doté d’une télécommande micro. Enfin, le Y50 est décliné en plusieurs coloris, tous portant haut et fort le logo AKG.

Sennheiser Urbanite : un design subtile et moderne

Sennheiser Urbanite

Ce n’est pas sur la modernité des designs que l’allemand Sennheiser est le plus réputé. Et pourtant, depuis quelque temps il fait des efforts, comme en attestent son Momentum (hors budget pour cette sélection) et cet Urbanite qui, depuis sa sortie, est passé sous la barre des 100 euros. Le look alliant métal, plastiques et matériaux synthétiques de qualité, ou encore, tissu sur notre version Denim, est parfaitement dans l’air du temps.

Côté airs d’ailleurs, il en connait un rayon, l’Urbanite. Pas « basseux » bien que décrit comme un casque capable de vous « faire vivre l’expérience clubbing », l’Urbanite est assez proche du modèle d’AKG, en peut-être moins précis, mais plus aéré et large dans sa représentation scénique. Les basses sont tendues et généreuses, les aigus, très clairs, les médiums correctement étagés, le tout, avec un volume (et une faible impédance) adapté à une écoute nomade. Cela d’autant plus que l’isolation coupe bien des bruits extérieurs.

La construction ne souffre d’aucun défaut, ça se traduit d’ailleurs par 260 grammes sur la balance, qu’on ne ressent étrangement pas plus que cela. L’Urbanite reste malgré tout pliable. Néanmoins, son épaisseur vous fait une grosse tête, il faut assumer… Sennheiser livre un câble unilatéral détachable avec une télécommande / micro de bonne dimension et une fiche jack coudée. Un modèle assurément séduisant quand on aime les gros casques.

Shure SRH750 DJ : des basses phénoménales

Shure SRH750 DJ

Amateurs de sensations fortes, le SRH750 DJ de Shure reste une pointure difficile à détrôner. Comme son nom l’indique, c’est un casque conçu pour les DJ, qui dispose alors d’attributs adaptés à cette vocation : articulations complètes des branches et écouteurs, isolation massive, rembourrage d’arceau avec tissu respirant, construction ultra-robuste, cordon long (avec une grande portion torsadée) et renforcé, deux oreillettes de rechange, adaptateur 6,35 mm, etc. Et a contrario, vous ne trouverez pas ici de télécommande / micro… Agréments habituels mis à part, et design typé qu’il faut assumer (Soupe aux choux, tout ça…), ça n’empêche en rien un usage nomade.

Côté audio aussi, le SRH750 DJ est sacrément racé. Mais d’une propreté qui réjouit les esgourdes. Les basses, tout d’abord, sont d’une profondeur assez inouïe, avec une attaque telle, que rien n’a le temps de traîner dans la coque renforcée de l’écouteur. Et le SRH750 DJ ne rajoute pas des basses là où il n’y en a pas, c’est un bon point. Les autres fréquences du spectre sont reproduites avec la même pêche et précision, ce qui donne un rendu ultra vivant et propre, mais avec une dynamique qui peut fatiguer à la longue.

Bref, ce casque ne convient assurément pas à tous les styles, de musique comme d’auditeur, néanmoins, pour les musiques modernes, notamment électroniques, et les oreilles en quête de sensations fortes, ce Shure défrise !

Sennheiser HD 471i : sobre et neutre

Sennheiser HD471i

Dans un registre très différent, où la neutralité doit primer, vous pouvez vous tourner vers Sennheiser et ce sage, mais néanmoins efficace, HD471i. Le spécialiste allemand s’est contenté d’un design sobre, et il n’a pas fait preuve de zèle sur la construction : les plastiques lisses aux arêtes saillantes font modiques. Du moins, ils ne confèrent pas une impression de solidité énorme. Pas plus d’ailleurs que le câble audio très fin (détachable et doté d’une télécommande ; un câble plus long sans télécommande est également fourni).

On peut néanmoins se remémorer La Fontaine et voir les choses de manière positive : la physique de l’arceau tient davantage du roseau que du chêne, il plie mais ne rompt pas. Et surtout, le casque est diablement confortable : écouteurs circum-auriculaires avec des coussinets en simili, rembourrage d’arceau, poids modéré et légère pression sur les tempes. La contrepartie de ce dernier point étant que l’isolation viendra à manquer dans un milieu bruyant.

Côté son, le HD 471i est assez passe-partout. On pourra lui reprocher ses hauts médiums un peu trop discrets, toutefois, en mettant éventuellement un petit coup de boost sur la bande des 2 kHz, le son se rééquilibre. Les basses sont denses et vives, sans exagération, les aigus, présents et non fatigants. La spatialisation se montre large, saupoudrée de ce qu’il faut de réverbération pour simuler une pièce d’écoute, et précise dans le positionnement des instruments. Il faut dire que cette forme ovale typique de Sennheiser, le constructeur la connaît sur le bout des doigts. Du très bon, donc, qui aurait cependant mérité un peu plus de jus pour contenter les sorties casques de smartphones les plus molles.

Dans autre un style très proche mais plus abordable, Sennheiser propose le HD 451. Une version techniquement similaire mais dépouillée des attributs annexes tels que le câble détachable ou la télécommande / micro. Et les coussinets ne sont pas en simili mais en velours. Quant au son et au confort, ils sont quasi identiques.

Modifié le 03/03/2016 à 12h08

Casques audio Bluetooth

Les fils appartiennent au passé, et quand bien même vous n’auriez rien contre, les modèles câblés passés sur votre tête ont tous rendu l’âme trop rapidement, à cause d’une rupture de jack.

Un casque Bluetooth, c’est un casque libéré de ses contraintes et qui vous affranchit des vôtres. A ce détail près qu’il faut recharger ses batteries de temps en temps…

On trouve beaucoup de versions Bluetooth sur le marché. Néanmoins, aucun de ceux que nous avons testés sous la barre des 50 euros ne nous a donné satisfaction. Il faut débourser une dizaine d’euros en plus pour dégoter les premiers modèles convaincants. La barrière maximum restant établie à 100 euros, bien évidemment. Dans le lot, on trouve des casques ultra légers, des modèles design, d’autres plus passe-partout, et un modèle enveloppant riche en basses.

Skullcandy Uproar Wireless : simple et efficace

Skullcandy Uproar Wireless

Pour les petits budgets – et les petites têtes – le Roar Wireless est une option plutôt équilibrée et satisfaisante. Bien sûr, il faut aimer le logo « tête de mort » et le design coloré, mais au-delà de ces marques de fabrique, il faut reconnaître que le Roar affiche de bonnes proportions et se révèle agréable à porter. Pression modérée d’arceau, rembourrage du serre-tête, coussinets d’écouteurs supra façon poufs douillets : il n’y a que la longueur d’arceau assez limitée qui pourra constituer un frein pour les utilisateurs ayant une grande boîte crânienne.

On apprécie les gros boutons « +, – et lecture/pause », rendant les manipulations à l’aveugle très simples. Toutefois, ce modèle ne propose pas de fiche jack pour basculer sur une écoute câblée en cas de panne de batterie, dommage. Skullcandy annonce dix heures d’autonomie.

Pour ce qui est des qualités audio, l’Uproar Wireless ne démérite pas. Ce n’est certes pas un modèle de précision, notamment dans le bas du spectre où les basses vrombissantes tendent à brouiller la lecture du bas médium. Néanmoins, à défaut d’être limpide, ce grave procure de bonnes sensations. Et les aigus, étagés un soupçon trop haut, ne fatiguent pas pour autant et rehaussent même le médium comme il le faut. L’ensemble n’est pas neutre, mais relativement cohérent et agréable. La scène sonore manque de précision, mais elle profite d’une bonne ampleur. Une bonne surprise dans l’ensemble !

Sony MDR-ZX330 BT : classique dans la forme, polyvalent dans le son

Sony MDR-ZX330 BT

Modèle assez semblable au ZX660 mais en Bluetooth, le ZX330 BT vise lui aussi la polyvalence, tant en matière de design – très convenu – que de son – équilibré. Il est en revanche un petit cran en-dessous en matière de finition. Ici, pas de rembourrage d’arceau, même sommaire : la tête entre directement en contact avec le plastique, et pas du meilleur genre qui soit. Et pas de structure pliable non plus. C’est le prix à payer pour… payer moins cher. Ceci étant dit, ce n’est pas franchement gênant puisque le casque reste particulièrement léger (150 g). Les coussinets en simili des écouteurs supra-auriculaires calfeutrent bien les oreilles et se révèlent confortables. Autrement dit, le compromis sur la finition n’a pas d’impact majeur sur l’expérience.

Sony a réussi à implémenter toutes les commandes nécessaires (lecture/pause, avant, arrière, volume + et – et marche/arrêt) sans que celles-ci ne soient trop les unes sur les autres : l’ergonomie reste donc bonne. On retrouve cependant le même bémol que sur le Skullcandy Roar, à savoir l’absence de prise jack pour passer sur câble en cas de batterie vidée. Pas de panique, Sony promet jusqu’à 30 heures d’autonomie ! Notez également la présence de NFC pour faciliter l’appairage en Bluetooth.

Sur le plan de l’audio, le ZX330 BT figure certainement parmi les modèles les plus équilibrés, pouvant accompagner tous les styles de musique. Les basses sont correctement dosées (elles manquent un tout petit peu de densité, mais l’attaque est sympa), les médiums sont ni trop hauts ni trop bas, les aigus, équilibrés entre détail et douceur. Bien que la spatialisation offre un champ assez ouvert, la précision du positionnement souffre un peu sur les instrumentations trop chargées. Le ZX330 s’avère être un très bon choix dans cette gamme de prix.

AKG Y45BT : petit gabarit mais construction robuste

AKG Y45BT

Si l’autrichien AKG n’a pas réussi à nous séduire avec son modèle léger filaire, la version sans fil, elle, passe les tests. Entre le Y40 et le Y45 BT, look et qualité de construction sont identiques. Le casque est menu – arceau fin, écouteurs de petit diamètre – mais étonnamment dense : il pèse tout de même 150 g, une masse conséquente pour sa taille. Et pour cause, AKG utilise des plastiques de qualité, du métal, du simili-cuir et du tissu. L’arceau est rembourré, les coussinets d’écouteurs sont épais et moelleux. Heureusement d’ailleurs, parce que l’arceau serre fort. Le confort reste bon, tout comme la tenue, bien que sur la durée, les pavillons des oreilles finissent par chauffer. L’isolation sonore profite à 100 % de cet arceau nerveux : le Y45BT occulte les bruits environnants de manière surprenante. Le casque est NFC.

Outre le petit gabarit, l’utilisateur appréciera la structure pliable du casque, avec pivot des écouteurs et toujours la charnière maison 3D-Axis. Et lorsqu’il viendra à bout des 8 petites heures d’autonomie, l’utilisateur pourra toujours écouter sa musique en filaire. AKG livre aussi une jolie pochette de transport en tissu. Ce petit gabarit comporte toutefois un inconvénient : les touches de volume et de contrôle de la lecture sont elles-mêmes minuscules et difficiles à actionner à l’aveugle.

Côté audio, cet AKG Y45 BT ne plaira pas à tout le monde. Moins bouché que le Y40, il sonne tout de même assez feutré, avec un médium un brin creusé, une basse qui peine parfois à se détacher et des aigus très (trop ?) ronds. Le tout demeure précis, notamment dans la scène sonore, et cette rondeur ambiante présente l’avantage de ne pas fatiguer. Mais ça manque d’ouverture, d’aération et même de peps selon les styles écoutés, les qualités d’encodage et les goûts. Le casque reste malgré tout séduisant.

Urban Ears Plattan ADV Wireless : lavable et clonable

Urban Ears Plattan ADV Wireless

Le Plattan ADV Wireless est le grand-frère du Plattan tout-court avec transmission sans fil Bluetooth et système ADV de garniture d’arceau escamotable et lavable en machine. En clair, l’ensemble du rembourrage (mousse + tissu) peut facilement s’enlever et supporter un cycle de lavage synthétique. Un système ingénieux qui ne compromet en rien le confort… sur le dessus du crâne. Parce que les tempes, elles, sont bien comprimées. Ça permet au casque de tenir fermement et d’isoler convenablement, mais les écouteurs supra-auriculaires se montrent un peu douloureux à la longue. Le casque conserve une prise jack pour remédier à une pénurie de batterie au cas où vous n’auriez pas vu les 14 h (annoncées) passer. Et cette prise jack peut servir à chaîner un deuxième casque en filaire (technologie ZoundPlug).

Côté ergonomie, le Plattan ADV Wireless présente une particularité intéressante, qu’on retrouve sur le SHB9350 de Philips : les commandes tactiles intégrées à la coque droite. On glisse de droite à gauche, de gauche à droite, de haut en bas ou de bas en haut pour changer de chanson ou modifier le volume ; on tapote le centre pour faire lecture/pause. Le procédé se montre tout à fait efficace et réactif. Les écouteurs se rabattent à l’intérieur de l’arceau. La finition du produit reste très correcte en dépit de son aspect très « plastoc ». Certains verront le rendu plutôt épuré ou design, c’est selon…

Niveau son, le Plattan ADV Wireless est meilleur que son cousin filaire, et assez comparable au Y45 BT d’AKG en moins précis. Dit autrement, c’est la chaleur et la rondeur qui dominent ici. Ce n’est pas désagréable du tout, mais certains styles musicaux ne s’en accommodent guère. Idéalement, il faudra opérer un débouchage des fréquences entre 2 et 8 kHz via un égaliseur pour ré-aérer le son et retrouver un peu plus de précision. Médiums et basses en revanche flattent plutôt bien les esgourdes, à défaut d’être minutieusement restitués.

Philips SHB9350 : élégant et discret

Philips SHB9350

Dans un registre beaucoup plus classique, on monte en gamme avec le SHB9350 de Philips. Un modèle soigné, alliant des plastiques rigides, du métal et du simili cuir. La construction est sérieuse, même si elle n’est pas aussi impressionnante que celle d’un AKG. Le port est confortable, grâce à une tension relativement faible de l’arceau et tous les rembourrages qui vont bien. Toutefois, si vous avez tendance à hocher la tête au rythme de la musique, il va falloir écouter des morceaux calmes : le casque tient très mal en place. La forme en ogive de l’arceau est en partie responsable. Un casque nomade donc, mais avec des mouvements modérés. Par ailleurs, l’isolation se montre relativement modeste ; heureusement, ce n’est pas le cas dans le sens intérieur vers extérieur.

Niveau articulations, il faudra se contenter du pivot des écouteurs : le casque n’est pas pliable. Bon point à l’inverse, le SHB9350 est doté d’une prise jack pour venir en secours de la batterie si les 16 heures d’autonomie ont été atteintes. Philips a opté pour le même système de commandes tactiles que Urban Ears : on fait glisser son doigt sur l’écouteur droit pour changer de chanson, modifier le volume et lire ou stopper sa musique. Le bouton qui sert à l’appairage Bluetooth ou à la commande vocale peut être pressée deux fois rapidement pour activer un Bass boost sans grande utilité (puisqu’il déborde salement sur le bas-médium). Le SHB9350 est NFC.

Sur le plan de l’audio, Philips parvient à trouver un bel équilibre avec ce SHB9350. Les basses naturelles (comprendre « sans bass boost ») sortent de manière plutôt réaliste. On entend bien une réponse dans le grave mais pas d’emphase particulière qui presse les tympans. Amateurs de sensations, ce casque n’est pas celui qu’il vous faut. L’avantage de cette restitution, c’est qu’elle ne déborde pas sur les médiums comme avec d’autres modèles. Les médiums sont très justes d’ailleurs. Et les aigus brillants rendent l’ensemble bien précis et dégagé. La scène sonore apparaît large et détaillée : bref, ce casque sonne proprement.

Skullcandy Hesh 2 Wireless : pour ne pas passer inaperçu

Skullcandy Hesh 2 Wireless

Si vous êtes à la recherche d’un casque Bluetooth qui ne passe pas inaperçu, du genre bien enveloppant et isolant, ce modèle de Skullcandy pourra vous intéresser. Attention, vue l’épaisseur des écouteurs et la taille de l’arceau, l’effet « Soupe aux choux » (ou « Princesse Leia » au choix) est instantané. Disons qu’il ne sera pas aussi bien porté sur toutes les têtes… Ses écouteurs sont si gros qu’ils se comportent comme des circum-auriculaires malgré leur forme ronde (avec des petites oreilles). La construction du Hesh 2 est soignée : bien que le recours intégral au plastique soit de mise, l’ensemble inspire confiance. Et cet Hesh 2 se révèle être confortable en dépit de son poids élevé (250 g). Les coussinets d’écouteurs sont généreux et moelleux, la pression sur les tempes bien dosée, et le dessus d’arceau pas franchement rembourré mais très souple.

A l’instar d’autres modèles Skullcandy, l’ergonomie est axée sur la simplicité : peu de boutons et des gros, bien reconnaissables. Volume +, – (des pressions longues permettent de changer de morceau) et un gros rond qui incarne lecture / pause / marche / arrêt : à l’aveugle, on s’en sort bien. Skullcandy a pourvu son casque d’une prise jack, au cas où les 15 heures d’autonomie ne suffiraient pas. Quant à la prise micro USB pour recharger les batteries, le constructeur l’a logée sur le dessus de l’écouteur gauche, masquée par la charnière.

Si nous avons retenu ce modèle, c’est surtout parce qu’il procure des écoutes plaisantes. La légère réverbération qui se produit dans le volume d’air autour de l’oreille fait un tout petit peu perdre en précision, néanmoins, ça confère une bonne spatialisation sonore. Et surtout, l’équilibre entre graves, médiums et aigus se révèle plutôt harmonieux. Le Hesh 2 délivre des basses très denses, qui se démarquent malgré tout des médiums, chaleureux et réalistes. Il conviendra éventuellement de combler le léger creux entre 1 et 2 kHz, en fonction des écoutes et des goûts. Les aigus auraient pu briller un soupçon plus mais ils soulignent tout de même bien l’ensemble sans siffler ni fatiguer l’oreille. En somme, c’est l’option pêchue de cette sélection Bluetooth.

Modifié le 03/03/2016 à 12h08

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