Cloud : Microsoft l’emporte auprès des DSI

Malgré les tensions, Microsoft reste un fournisseur stratégique pour les directions des systèmes d’information (DSI) de grands groupes.

Une enquête de la banque d’investissement J.P. Morgan, dont s’est fait l’écho Barron’s, témoigne de cet engouement.

Selon l’enquête menée auprès de 122 DSI, 18% des budgets IT seraient actuellement consacrés aux services cloud. Par ailleurs, ce taux pourrait passer à 41% d’ici 5 ans.

Quels fournisseurs de services cloud bénéficient le plus de ces investissements ?

Microsoft l’emporte. Ainsi, près de 60% des DSI et par ailleurs clients de la firme ont déclaré prévoir d’investir davantage cette année dans des technologies et services cloud (Azure…) proposés par l’éditeur de Redmond.

Amazon Web Services (AWS) qui domine toujours le marché mondial du cloud public, est second sur ce plan. 30% des DSI déclarant envisager de dépenser plus d’ici la fin de l’année dans ses services.

Microsoft et AWS sur un nuage

On retrouve le même duo lorsqu’il est question de désigner le fournisseur le plus stratégique pour l’IT de l’entreprise concernée : 51% des organisations (contre 40% l’an dernier) présentent Microsoft comme leur fournisseur le plus critique, largement devant AWS et Google Cloud.

La situation est moins favorable, selon J.P. Morgan, pour IBM, qui vient de boucler le rachat de Red Hat, et Oracle, qui a récemment noué un partenariat d’ampleur avec Microsoft Azure. Ces deux groupes étaient, avant ces rapprochements distincts, les plus susceptibles de perdre des opportunités commerciales auprès de grands acheteurs de technologies, toujours selon J.P. Morgan.

D’autres experts financiers font une analyse proche, relève Barron’s. IBM et Oracle ne seraient pas les mieux orientés. En revanche, « Microsoft et Amazon continuent de bénéficier d’un élan sans précédent pour leurs activités cloud », a déclaré Toni Sacconaghi, analyste chez AllianceBernstein, à la suite d’une enquête menée auprès de 107 DSI.

56% d’entre eux prévoient de dépenser plus auprès de AWS au cours des cinq prochaines années. 49% l’envisagent lorsqu’il est question de Microsoft. Les intentions d’acheteurs seraient donc moins favorables pour IBM et Oracle, selon Bernstein.

Il n’empêchent tous les fournisseurs cités peuvent endurer la décélération du rythme de croissance des dépenses IT mondiales.

Selon de récentes prévisions du cabinet Gartner, après un gain de 5% en 2018, les dépenses informatiques mondiales devraient stagner (+0,6%) à 3,7 milliards de dollars tout de même en 2019.

Les investisseurs scrutent les soubresauts du marché liés aux tensions commerciales sino-américaines et au Brexit.

(crédit photo © Shutterstock)

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Recrutement IT : les 7 compétences les plus recherchées

Les compétences associées à la sécurité informatique, à l’architecture cloud et à l’analyse avancée de données font partie des plus recherchées par les recruteurs de cadres et managers informatiques. Une tendance qui se vérifie des deux côtés de l’Atlantique.

Aux États-Unis, 67% des recruteurs IT interrogés dans le cadre d’une enquête* du cabinet Robert Half Technology prévoient d’augmenter leurs effectifs informatiques sur l’année. 89% déclarent rencontrer des difficultés pour trouver des profils qualifiés.

Les compétences les plus recherchées sont les suivantes :

1. Cybersécurité
2. Sécurité cloud
3. Cloud computing
4. Architecture cloud
5. Business Intelligence et reporting
6. Gestion de bases de données
7. Virtualisation, ERP et DevOps (ex æquo)

Les entreprises se livrent une guerre des talents pour attirer et retenir les profils informatiques experts. Ces derniers bénéficient aujourd’hui du quasi-plein emploi.

En France, les ingénieurs sont les mieux lotis.

Data, cybersécurité, IA

En France, les entreprises du secteur IT (entreprises de services du numérique, éditeurs de logiciels, agences web, etc.) recherchent en priorité de jeunes diplômés et ingénieurs informaticiens (71% des recrutements prévus), selon un récent baromètre de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) et du syndicat professionnel Syntec Numérique.

En 2019, le secteur des activités informatiques devrait recruter entre 58 790 et 63 260 cadres, soit jusqu’à 13% de hausse par rapport à 2018.

Pour les auteurs du baromètre : la tendance « traduit un besoin important en compétences nouvelles et expertises pointues dans différents domaines à forte valeur ajoutée : data, cybersécurité, systèmes cognitifs, intelligence artificielle (IA), Internet des objets (IoT) », blockchain… Autant de domaines porteurs pour les développeurs.

De surcroît, l’obligation de conformité au Règlement général sur la protection des données (RGPD) dans les entreprises soutient les « créations de postes » dans le numérique.

*Pour Robert Half Technology, un institut indépendant a interrogé plus de 2 800 décideurs IT dans 28 villes américaines.

(crédit photo © shutterstock)

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Relations fournisseurs : les DSI du Cigref montent au créneau

La grogne persiste chez les DSI de grandes entreprises et administrations membres du Cigref. L’organisation présidée par Bernard Duverneuil n’en démord pas :

Les pratiques contractuelles et commerciales jugées « illégitimes » de certains grands fournisseurs IT perdurent en 2019. De surcroît, ils « font peser de manière disproportionnée sur leurs clients le coût de leur conversion dans le cloud », a souligné le Cigref dans une communication.

Les pratiques de AWS, Google, Microsoft, Oracle, SAP et Salesforce sont plus particulièrement étudiées par les groupes de travail du réseau.

Le Cigref dénonce entre autres :

– Des comportements de « chasseur de prime », favorisés par un modèle de rémunération qui valorise le « vendre plus » au détriment du conseil et de la valeur ajoutée pour le client.

– l’effet cliquet qui permet aux éditeurs de logiciels et fournisseurs de services numériques de s’assurer de la hausse des dépenses des clients. « Le manque de clarté de certaines clauses contractuelles et de certaines métriques, interprétées à l’avantage des fournisseurs, contribuent à accentuer cet effet cliquet », a souligné l’organisation.

« Le modèle économique du contrat de support (recalculé, en cas de baisse du nombre de licences, pour rester à coût constant), les bouquets d’offres, l’application de majorations en cas de réduction du volume de souscription ou de licences… ne sont que quelques exemples de ces pratiques tarifaires contestées par les clients », a insisté le Cigref.

– la pratique qui consiste à approcher directement les directions métiers et à contourner les équipes de la direction des systèmes d’information (DSI). Malgré le pilotage de la relation client/fournisseur pratiqué dans les grands groupes.

Ce contournement « a plusieurs conséquences : le développement du shadow IT, une complexification de l’urbanisme et des architectures IT, ainsi qu’une inflation des budgets IT. Cette pratique représente par ailleurs un risque pour l’intégrité des systèmes, dont la DSI est garante. »

– la marchandisation de la sécurité par les fournisseurs. Or, le Club relation fournisseurs du Cigref milite pour une sécurité dès la conception (security by design) « qui ne soit pas en option payante mais nativement intégrée aux services numériques. »

Les grands comptes s’organisent pour tenter de « rééquilibrer » la relation.

Alternatives open source et développements internes

Dans ce contexte, le Cigref observe que davantage de clients tentent de reduire leur dépendance à de grands éditeurs, notamment par le biais de services de support fournis par des prestataires tiers. Et réfléchissent à des stratégies de sortie par la recherche d’alternatives, open source entre autres. On pense, par exemple, au projet Microsoft Alternatives (MAlt) du CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire.

Le Cigref, lui-même, à travers le groupe de travail « l’open-source, alternative aux grands fournisseurs » tente de répondre aux demandes de membres à la recherche d’alternatives aux solutions telles que Oracle JDK, Microsoft Office 365 et Google Suite.

Enfin, l’organisation observe chez les entreprises membres une recrudescence des politiques de développements internes. C’est la « 3ème voie » qui elle aussi s’appuie largement sur les développeurs et les pratiques DevOps.

Vers un modèle d’affaires et des pratiques équilibrés ?

Une fois de plus, les membres du Cigref appellent donc leurs grands fournisseurs informatiques « à revenir à un modèle d’affaires équilibré et aligné sur la valeur réelle » fournie.

Les groupes de travail dédiés du Cigref sont animés par les DSI des sociétés Elior, Enedis, Essilor, France Télévisions, Lagardère, LVMH, Neopost, Orange, Safran et Veolia.

Pour le comité de pilotage du club, « certains éditeurs historiques » doivent abandonner « une fois pour toutes le fantasme d’un revenu croissant à deux chiffres sans apport de valeur réelle pour nos métiers. » Et proposer, enfin, « à leurs clients des offres de services performantes et flexibles, conformes aux promesses du cloud. »

(crédit photo © shutterstock)

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Multicloud : le « oui, mais » des DSI à l’approche multi-fournisseurs

Les démarches de transformation numérique portées par le multicloud progressent dans les entreprises en France, selon une enquête* de Markess by exægis en accès payant.

51% des DSI et responsables techniques interrogés* par la société d’études se déclarent prêts à adopter d’ici 2021 une approche multicloud. Autrement dit à s’appuyer sur plusieurs services et sur différents fournisseurs du cloud, public et privé.

Ils sont plus nombreux encore (55%) à prévoir une augmentation de leurs dépenses en services du cloud public. Cette hausse planifiée se retrouve à l’échelle mondiale.

Ainsi, selon d’autres prévisions (Gartner), le marché mondial des services de cloud public pourrait croître de 17,5% dès cette année pour atteindre les 214,3 milliards de dollars.

Le segment du logiciel en tant que service (SaaS) génère le plus de revenus (94,8 Md$ attendus en 2019). Mais ce sont les infrastructures et plateformes en tant que service (IaaS et PaaS) qui afficheraient les plus fortes croissances (+27,5% et +21,8%).

De quoi accentuer la domination des principaux fournisseurs mondiaux de services d’infrastructure cloud : AWS, Microsoft (Azure), Google, Alibaba Cloud, IBM et Salesforce.

Il reste qu’une approche à la fois multicloud et hybride (sur site et dans le cloud) permet de maintenir sur site (on premise) certaines applications et données sensibles.

D’autres bénéfices sont cités dans l’étude Markess by exægis : l’agilité, l’accès facilité à des services innovants (data analytics, IA/ML, bases de données de nouvelle génération…), l’accélération des déploiements, la réduction de coûts ou encore la réactivité interne.

Mais la multiplication des fournisseurs et des contrats peut aussi devenir un casse-tête.

Nuages informatiques et services managés

68% des DSI et 58% des CTO jugent « complexe » la gestion d’environnements multicloud et hybrides. Ils mettent en avant la multiplication des risques de sécurité, les problèmes d’interopérabilité entre environnements et les difficultés de supervision associées.

Certains se tournent alors vers des fournisseurs de services managés pour réduire la pression. Ils le font notamment pour la prise en charge des sauvegardes (51%), la gestion des patchs et correctifs (49%) et la gestion du plan de reprise d’activité ou PRA (43%).

Ainsi, 32% des répondants prévoient de combiner dans des clouds (public et privé) une solution de reprise après incident en mode SaaS (DRaaS, Disaster recovery as a service).

Enfin, 38% des responsables IT veulent investir d’ici 2020 dans une plateforme de gestion du cloud (CMP, Cloud Management Platform). L’intelligence artificielle (IA) doit aussi leur permettre de mieux gérer et piloter ces environnements hybrides et multicloud.

Une bonne nouvelle pour les nombreux acteurs du marché (VMware, Veeam, Red Hat…).

*120 DSI, CTO et CDO ont été interrogés en 2018 et en 2019 pour alimenter l’étude de Markess by exægis « Multi-cloud, cloud hybride et services managés : approches, tendances & enjeux à 2021 ».

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IT hybride : frein ou opportunité de croissance pour les entreprises ?

Sur la route, les ralentisseurs, sont les mal-aimés des conducteurs. Mais leur utilité n’est pourtant plus à prouver ! On les trouve notamment dans les zones où les usagers ont tendance à conduire trop vite et à menacer la sécurité des piétons.

L’IT hybride peut lui aussi être perçu de deux manières différentes en entreprise. Pour les uns, c’est un ralentisseur, mais pour les autres, il représente une formidable opportunité.

L’adoption du bon point de vue sera garante du succès d’un projet de transformation numérique

Les entreprises qui réussissent, sont celles qui se développent en s’appuyant sur les fonctionnalités offertes par les logiciels, c’est ce que l’on appelle communément la transformation numérique.

Les logiciels bouleversent tous les secteurs qu’ils touchent : économie collaborative, amélioration de l’efficacité opérationnelle, conception produit, accélération des délais de commercialisation, multiplication des interactions avec les clients…

Les innovations se sont considérablement développées, en réponse aux attentes client de plus en plus nombreuses et portées par les méthodes de développement agile qui rationalisent les délais et les efforts nécessaires à la concrétisation et à la commercialisation des idées.

Les logiciels permettent aux entreprises de surmonter les obstacles à l’accès aux marchés, d’accéder facilement aux ressources dont elles ont besoin, d’obtenir une portée internationale, ainsi que des retours clients plus rapides.

Mais si la transformation numérique est le véhicule de l’entreprise de demain, le logiciel en est le moteur. Mais attention, la route de la réussite n’est pas toujours sans encombre.

Si les avancées logicielles peuvent considérablement améliorer les résultats métier, les entreprises de plus de quinze ans s’appuient encore sur des systèmes informatiques historiques très onéreux dont elles ne peuvent pas se débarrasser sans investissements importants et sans risque de perturbations.

De nombreuses entreprises ont choisi de déployer leurs solutions innovantes sur des plateformes cloud plus récentes, tout en tirant parti de leurs systèmes classiques fiables, éprouvés et générateurs de revenus qui sont souvent hébergés séparément dans leur data center.

Cet environnement IT hybride gagne malheureusement en complexité à mesure que les écarts se creusent entre les services IT innovants et les historiques. En parallèle, les équipes opérationnelles IT s’efforcent de protéger les services critiques contre les pannes et les failles de sécurité, tout en essayant de répondre aux nombre croissant de demandes de nouveaux services.

Lorsque les délais sont trop longs, les utilisateurs frustrés se tournent vers les solutions cloud. Solutions qui ont souvent besoin d’accéder à des données stockées dans le data center de l’entreprise.

Dans ce contexte, les entreprises appliquent leurs pratiques opérationnelles et leurs politiques de gouvernance classiques, freinant ainsi la livraison des services de transformation numérique.

Ces méthodes leur permettent de lutter contre les pannes, les failles et les pénalités réglementaires, mais elles retardent la publication des services et peuvent générer des coûts supplémentaires.

La clé du succès repose sur une vision de l’IT hybride comme un vecteur de transformation de la gestion informatique basé sur trois critères. Tout d’abord, il y a l’efficacité générée par la simplicité.

Pour réussir, les équipes IT rationalisent leurs processus et outils, afin de faciliter leur utilisation, leur déploiement et leur intégration à l’échelle de l’environnement hybride.

Dans cette optique, elles doivent tenir compte des différences tout en gardant une approche de gestion centralisée qui couvre à la fois le cloud et l’infrastructure de l’entreprise.

L’objectif est de passer moins de temps sur la maintenance interne pour pouvoir consacrer plus d’efforts aux initiatives à fort impact. Pour y parvenir, on peut notamment simplifier le déploiement des outils de gestion, des ressources et des services IT en utilisant des conteneurs.

Les outils de gestion en conteneurs sont également plus faciles à mettre à jour, avec des interruptions moins longues, ce qui minimise l’impact sur la gestion des opérations IT.

Vient ensuite l’agilité opérationnelle. L’agilité et le DevOps ont redéfini les relations entre les développeurs d’applications et les opérations IT. Ces dernières ont en effet gagné en flexibilité et en réactivité sans sacrifier la stabilité et la fiabilité nécessaires au fonctionnement des applications IT classiques.

Ici, il est important d’évaluer des métriques clés pour déterminer le niveau d’agilité des opérations IT, dans le cadre d’un processus d’amélioration continue basé sur des récompenses qui encouragent les bons comportements.

Ces métriques doivent notamment permettre d’évaluer le temps requis pour satisfaire les demandes de ressources (mise à disposition d’un serveur par exemple), tout en tenant compte du taux de réussite des changements planifiés : il ne s’agit pas d’aller plus vite sans se soucier des résultats.

Et enfin, le dernier des critères, celui de l’innovation encouragée. Les opérations IT doivent moderniser leurs approches, mais aussi permettre aux collaborateurs de l’entreprise de faire tester, perfectionner et concrétiser leurs idées plus rapidement.

Comment l’équipe IT peut-elle sortir de son cycle autocentré pour aider l’entreprise numérique dans son ensemble ? Pour faire simple, la gestion des opérations IT doit devenir plus collaborative. Généralement, les opérations IT sont séparées du reste de l’entreprise.

En mettant en place des relations directes avec la gestion métier, on peut gagner en visibilité sur la vitesse du changement, réagir de manière plus avisée aux nouvelles situations ou aux problèmes et encourager la collaboration pour améliorer d’autres facteurs comme la sécurité et le développement d’applications.

Pour toute entreprise cherchant à faire le lien entre l’ancien et la nouveauté, l’IT hybride représente un défi de taille. À l’instar des ralentisseurs judicieusement installés, il a son utilité. Mais avec la mauvaise approche, il peut freiner la transformation numérique. Il est primordial de considérer l’IT hybride comme un vecteur de changement pour transformer les opérations qui ne peuvent plus répondre aux demandes métier.

En simplifiant la gestion, en mesurant et en récompensant l’agilité et en trouvant de nouvelles approches de collaboration plus directes.

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