Il y’a 20 ans : un million d’internautes se lancent aux trousses d’E.T.

Plus on est de fous, plus on rit. Voilà ce qu’ont dû se dire les responsables du Seti (Search for ExtraTerrestrial Intelligence), le programme de recherche américain, lors du lancement, en mai 1999, d’un ambitieux plan consistant à mettre pas moins d’un million d’internautes sur la trace d’une vie extraterrestre.

 

Un objectif ambitieux pour lequel le Seti, piloté  par des chercheurs de l’université de Berkeley en Californie, a pensé à tout. Au moyen d’un  logiciel baptisé Seti@home, le programme Seti – qui existe encore de nos jours – proposait aux internautes de mettre leurs ordinateurs à contribution pour l’analyse de données collectées par l’un des plus puissants radio-téléscope du monde, installé à Arecibo, à Porto-Rico.

Ce dernier, inauguré en 1963 et doté d’une antenne de 305 mètres de diamètres se concentre sur l’écoute du ciel à la fréquence de l’hydrogène – soit l’élément le plus abondant dans l’Univers et donc le plus susceptible d’être également écouté par une potentielle intelligence extraterrestre -, c’est-à-dire à 1,420 MHz.

Une fois ces données collectées par le radiotélescope d’Arecibo, elle étaient dans un premier temps transmises – par courrier postal faute de bande passante suffisante – à Berkeley pour analyse. Dans un second temps, ces données, dûment divisées en petites unités, étaient envoyées via le logiciel Seti@home à chacun des participants au programme.

Charge aux machines possédées par ces derniers de procéder alors au gros œuvre, c’est-à-dire à l’analyse de chaque segment, en utilisant une certaine partie de la puissance de leurs processeurs respectifs pour repérer les interférences via une panoplie d’algorithmes permettant d’isoler les signaux les plus prometteurs. Dans un dernier temps, chaque donnée analysée était finalement renvoyée à Berkeley pour finaliser l’analyse des données.

Prouver l’efficacité du calcul distribué

Au-delà de la seule recherche d’une vie extraterrestre, le programme avait aussi un autre but, plus pragmatique celui-là. Il s’agissait de prouver l’efficacité du calcul distribué, qui consiste à répartir le besoin en puissance de calcul pour un projet en petites entités, appelées « unité de travail ».

Contrat rempli pour le projet Seti@home, qui connut un succès incontestable entre son lancement, en 1999 et son arrêt six ans plus tard, en comptabilisant notamment plus de 2 millions d’années de temps CPU accumulés, pour quelques 50 Téraoctets de données traitées et 5 millions de téléchargements. Pour autant, la preuve d’une vie extraterrestre n’est pour sa part pas établie.

Reste que l’espoir est encore de mise du côté de Berkeley, qui fusionna en 2005 Seti@home au sein de son programme Berkeley Open Infrasctructure for Network Computing (BOINC), encore actif aujourd’hui.

Interrogé en 2004, le directeur exécutif de la Seti League Paul Shuch estimait que la réception d’un signal prouvant l’existence d’une vie extraterrestre, sous quelque forme qu’elle soit, pourrait bien arriver dans les années à venir. Comme l’indiquait alors ce dernier, prédire la date d’un tel contact reste toutefois hors de notre portée, du simple fait que « l’autre extrémité du lien de communication est complètement hors de notre contrôle ».

« Ce serait bien de penser que nous savons quelque chose sur l’existence, la distribution, la technologie et la motivation de nos partenaires de communication potentiels dans l’espace, mais en fait, nous n’en savons rien », faisait-il alors savoir. L’attente d’un tel signal pourrait donc encore durer, au grand dam des curieux.

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Facebook face au terrorisme, enchères pour la 5G, haro sur la reconnaissance faciale ; écoutez le ZD Brief 09

Voici la neuvième édition du ZD Brief, le podcast dédié aux nouvelles technologies.

L’appel de Christchurch pour faire face à la haine et au terrorisme en ligne

La France et la Nouvelle-Zélande ont lancé ce lundi l’appel de Christchurch, un regroupement de 18 gouvernements et 8 firmes du numérique visant à lutter contre la haine et le terrorisme en ligne. À cette occasion, Facebook a souhaité donner des gages de bonne foi et annonce revoir les règles qui régissent la diffusion via Live, son service de streaming en direct.

La régulation des contenus en ligne est un sujet épineux, surtout lorsque l’on s’appelle Facebook. Fréquemment accusé de tous les maux, Facebook traîne de nombreuses casseroles sur ce sujet et s’attire fréquemment les foudres du grand public pour avoir laissé traîner trop longtemps des contenus illégaux sur sa plateforme. Dernière en date et pas des moindres : la diffusion de la vidéo de l’attaque de Christchurch par le terroriste en direct sur la plateforme Live de Facebook.

À l’occasion de l’appel de Christchurch, Facebook a donc dévoilé de nouvelles mesures visant à mieux contrôler les contenus diffusés, notamment sur son service Facebook Live. Détaillées dans un post de blog par Guy Rosen, VP Integrity chez Facebook, ces mesures visent à permettre un meilleur contrôle des contenus diffusés sur la plateforme. « Nous souhaitons dorénavant appliquer une politique ‘one strike’ sur Facebook Live pour un large éventail de violations du règlement. À partir de maintenant, les utilisateurs qui transgressent nos règles les plus graves seront interdits d’utiliser Live pour des périodes plus ou moins longues, 30 jours par exemple, dès la première violation » explique le directeur.

Un changement de politique pour Facebook, qui utilisait jusqu’alors un système de signalement et d’avertissements avant de sanctionner un utilisateur. Comme l’explique Guy Rosen, la modération de Facebook ne se contentait alors que de supprimer le post signalé et prenait parfois la peine de bannir un utilisateur pour les contenus les plus problématiques ou plusieurs violations mineures répétées.

En plus de ce changement dans la politique de modération, Facebook souhaite améliorer ses outils de détection automatisée des contenus allant à l’encontre de ses conditions générales d’utilisation. Pour cela, Facebook a une solution toute trouvée : la société annonce ainsi investir 7,5 millions de dollars dans plusieurs partenariats avec des universités et centre de recherche afin de financer le développement des technologies d’analyse vidéo.

Ces fonds iront notamment aux universités de Berkeley en Californie, du Maryland et de Cornell dans l’état de New York afin de financer le développement de technologies d’analyse vidéo capables de reconnaître des contenus illicites réutilisés dans d’autres contenus crées par des internautes. 

Le gouvernement fixe ses priorités sur la 5G

Les plans de l’exécutif concernant le futur déploiement des réseaux 5G se précisent. Alors que l’appel d’offres portant sur l’octroi des fréquences nécessaires au déploiement de notre future technologie sans-fil se tiendra à l’automne sous l’égide de l’Arcep, le gouvernement a dévoilé en fin de semaine dernière le cadre dans lequel le gendarme des télécoms devra mener à bien les enchères qui doivent permettre l’attribution début 2020 des fréquences mobiles de cinquième génération (5G).

Dans un courrier de cadrage adressé le 2 mai dernier au président de l’Arcep, Sébastien Soriano, et rendu public vendredi dernier, le gouvernement a ainsi listé les quatre critères dont l’Arcep devra tenir compte lors de cette procédure: l’aménagement numérique du territoire, l’équilibre concurrentiel, l’innovation et enfin l’émergence de nouveaux services.

L’exécutif a, à cette occasion, renouvelé ses ambitions en termes de calendrier. « En cohérence avec les objectifs fixés au niveau européen, la couverture des principaux axes de transport nationaux devra être réalisée d’ici 2025. Le service commercial devra être lancé dès 2020 pour couvrir plusieurs villes », a indiqué le gouvernement. Autre objectif listé par le gouvernement : permettre l’émergence de verticales, soit des nouveaux services dans des domaines aussi divers que la santé (diagnostics et opérations à distance par exemple), l’énergie ou encore dans les transports, en pleine révolution avec le développement des véhicules autonomes ou connectés.

Mais tout cela pourrait avoir un prix pour les opérateurs de réseaux que le gouvernement souhaite limiter autant que possible. Alors que l’exécutif a indiqué qu’il fixera un prix de réserve pour ces fréquences d’ici à cet été, il a également fait savoir que celui-ci devra trouver un juste équilibre entre la défense des intérêts patrimoniaux de l’Etat et le maintien d’une concurrence saine sur ce marché.

Pour ce faire, ce dernier devrait essayer de limiter au maximum la flambée des prix – que l’on observe actuellement dans d’autres pays européens – lors de l’appel d’offres, afin de permettre à « au moins quatre opérateurs », de pouvoir fournir de la 5G dans des conditions financières acceptables.

Pour rappel, certains pays européens comme la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Allemagne ont déjà procédé à des enchères pour les fréquences 5G, qui nécessitent de très lourds investissements. Le montant élevé de 6,55 milliards d’euros atteint en octobre 2018 en Italie, l’un des premiers pays en Europe à avoir organisé des enchères, avait déjà suscité des inquiétudes sur la rentabilité financière de l’opération pour les opérateurs. Situation similaire en Allemagne, où les enchères d’une partie des fréquences ont déjà permis à l’Etat jusqu’à maintenant d’en retirer 5,7 milliards d’euros auprès de Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica Deutschland et 1&1 Drillisch, filiale d’United Internet.

San Francisco interdit la reconnaissance faciale

La ville de San Francisco a approuvé ce mardi une ordonnance interdisant au service de police et aux autres services municipaux d’utiliser la technologie de reconnaissance faciale sur les résidents. Il s’agit de la première interdiction ciblant cette technologie aux Etats-Unis.

L’ordonnance, adoptée par 8 voix contre 1, crée également un processus permettant au service de police de divulguer la technologie de surveillance qu’il utilise, comme les lecteurs de plaques d’immatriculation et les simulateurs de site cellulaire permettant de suivre les déplacements des résidents dans le temps. « La technologie de surveillance faciale constitue un énorme risque juridique et pour les libertés civiles en raison de son taux d’erreur important, et ce risque sera encore accru lorsqu’elle deviendra une surveillance de masse parfaitement précise qui nous suivra dans notre vie quotidienne » estime Brian Hofer, directeur général du groupe de défense de la vie privée Secure Justice.

Cette interdiction est une première, mais sans doute pas la dernière. Plusieurs autres villes envisagent d’interdire la reconnaissance faciale, notamment Oakland et Berkeley en Californie, ainsi que Somerville, au Massachusetts.

Le tarif des appels au sein de l’UE plafonnés à 19 centimes d’euros par minute

Deux ans après avoir supprimé le roaming au sein de ses Etats membres, l’Union européenne (UE) récidive. On ne parle pas cette fois d’une suppression, mais d’un plafonnement du prix des appels internationaux et des envois de SMS.

Dans le cadre de la réforme européenne des règles en matière de télécommunications, qui vise à renforcer la coordination dans le secteur des communications électroniques et à accroître le rôle de l’Organe des régulateurs européens des communications électroniques (ORECE), la Commission européenne a en effet plafonné le prix des appels et SMS internationaux au sein de l’UE.

À partir du 15 mai, un nouveau prix maximal s’appliquera à tous les appels et SMS internationaux au sein de l’UE. Les consommateurs paieront ainsi au maximum 19 centimes (+ TVA) par minute pour un appel vers un autre pays de l’Union européenne, et 6 centimes (+ TVA) par message SMS. Une mesure qui fait grincer des dents les opérateurs, qui perdent là une belle manne financière.

Faut-il installer iOS 12.3 ?

Maintenant que la dernière version du système d’exploitation mobile d’Apple, iOS 12.3, est sortie, vous avez le choix – installez-le maintenant ou attendez quelques semaines que les inévitables correctifs contenant les corrections de bugs arrivent. Alors, faut-il installer ou attendre ?

Je l’ai installé dès qu’il était disponible, et j’ai utilisé les bêta, et d’après mon expérience, il est assez solide. Comme pour toutes les mises à jour, il est possible que vous rencontriez des problèmes de batterie liés aux données d’étalonnage qui doivent être mises à jour, mais c’est vrai pour la plupart des mises à jour. Prêt à installer iOS 12.3 ? Je recommande une sauvegarde.

Vous pouvez soit créer une sauvegarde locale à l’aide d’iTunes, soit sauvegarder vers iCloud en allant dans Paramètres > iCloud > Sauvegarde, puis en activant iCloud Backup. Gardez à l’esprit qu’à moins que vous ne soyez prêt à faire des choses pour lesquelles Apple fronce les sourcils, aller sur iOS 12 est un voyage à sens unique, donc vous voudrez peut-être laisser d’autres personnes vous devancer juste au cas où il y aurait des problèmes.

Après la mise à niveau, vous devrez peut-être entrer votre mot de passe iCloud afin de pouvoir vous reconnecter à toutes vos données et photos. Si vous n’avez pas cela à portée de main – rappelez-vous que l’avoir sur l’appareil que vous mettez à niveau n’est pas très pratique – alors ce pourrait être le bon moment pour le faire. S’il s’agit d’un gestionnaire de mots de passe, vous pouvez toujours le saisir ultérieurement.

De plus, si votre sauvegarde iTunes est chiffrée, rappelez-vous que vous aurez besoin de ce mot de passe si quelque chose tourne mal ! Il y aura probablement plusieurs mises à jour d’iOS 12.3 au cours des prochaines semaines, donc vous voudrez peut-être attendre avant de faire le saut, surtout si vous comptez sur votre appareil pour travailler. Si vous détestez les bugs, il est donc sage de vous retenir pendant quelques jours encore. Si vous aimez vivre sur le fil du rasoir, faites la mise à jour maintenant.

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Sécurité : Telegram veut profiter de la déconvenue de WhatsApp

Si l’un des français les plus engagés dans la promotion de Telegram ces derniers jours est bel et bien Jean-Luc Mélenchon, son fondateur Pavel Dourov n’est pas en reste.

Le créateur de Telegram vient de publier un texte qui explique en quoi le messagerie russe est bien supérieure en matière de sécurité que son concurrent américain WhatsApp. Whatsapp, la messagerie de Facebook, qui vient d’essuyer cette semaine une nouvelle faille.

L’application propriété de Facebook, et qui revendique 1,5 milliard d’utilisateurs dans le monde ne sera « jamais sécurisée » assure Pavel Dourov. Pourquoi ?

« L’histoire de WhatsApp est récurrente : du chiffrage inexistant de ses débuts à une succession de problèmes de sécurité (…) il n’y a pas eu un seul jour en dix ans d’existence de WhatsApp où ce service a été sûr », accuse-t-il.

Et cela est d’autant plus inquiétant que nombre de professionnels utilisent WhatsApp pour sa praticité. Organisation de réunions, de déplacements, de brainstorming,… de très nombreux collaborateurs en entreprise utilisent la messagerie sans que la DSI ou un quelconque responsable de la sécurité puisse contrôler ce qui fuit sur cet outil.

Reste que le logiciel espion qui a profité de la faille de sécurité de WhatsApp semble avoir ciblé particulièrement des militants des droits humains, et non pas des utilisateurs professionnels de l’application.

La faille permettait d’insérer un logiciel malveillant sur des téléphones, tout simplement en appelant les usagers de l’application. WhatsApp assure que sa dernière mise à jour résout le problème.

Pavel Dourov assure cependant que les mises à jour ne résolvent pas le problème fondamental de WhatsApp. « Son manque de sécurité permet (aux dictateurs) d’espionner leurs peuples et donc WhatsApp reste disponible dans des endroits comme la Russie ou l’Iran où Telegram est interdit » dit-il.

Et de conclure sur le fait que la sécurité sur WhatsApp n’est pas une question de compétence technique des développeurs mais bien d’un choix économique : « Pour que WhatsApp devienne un service attentif à la sécurité, il devrait risquer de perdre des marchés entiers et de se confronter aux autorités de leur pays » dit le responsable de Telegram.

Fondé en 2013 par les frères Pavel et Nikolaï Dourov, déjà créateurs du réseau social russe VKontakte, Telegram compte 200 millions d’utilisateurs.

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Amazon mise sur la livraison de repas à domicile avec Deliveroo

Amazon investit dans la livraison de repas à domicile. Le géant américain figure ainsi dans la liste des investisseurs ayant participé au tour de table finalisé ce vendredi au capital de Deliveroo, un service de livraison alimentaire actif dans 500 villes à travers 14 pays dans le monde, dont la France.

 

Au terme de cette levée de fonds de série G, d’une valeur de 575 millions de dollars (soit 515 millions d’euros), Amazon figure en tête de l’effort d’investissement consenti aux côtés de T Rowe Price, Fidelity Management, Research Company, et Greenoaks. Cette levée de fonds monte à 1,53 milliard de dollars (soit 1,37 milliard d’euros) l’ensemble des capitaux engrangés par Deliveroo depuis son lancement en 2013, sous l’impulsion de William Shu et Greg Orlowski.

Le concurrent des Uber Eats (filiale d’Uber Technologies) et autre Just Eat emploie aujourd’hui 60 000 livreurs et compte 80 000 restaurants à son catalogue, le tout dans 14 pays, dont la France, l’Allemagne,  Hong Kong, Singapour ou encore Taïwan, l’Irlande ou le Koweit. Comme l’a indiqué la direction de Deliveroo, ce nouveau tour de table doit permettre d’étendre davantage ses activités commerciales et servira également à conquérir de nouvelles clientèles, ainsi qu’à agrandir sa branche cuisine « Editions », qui se consacre exclusivement à la livraison.

« Amazon a toujours été une source d’inspiration, que ce soit pour moi ou pour l’entreprise, et nous sommes impatients de travailler avec une organisation aussi investie dans la satisfaction de ses clients » , a fait savoir le président-directeur général de Deliveroo, Will Shu, pour qui l’entrée au capital d’Amazon constitue « une excellente nouvelle pour les secteurs de la technologie et de la restauration » et devrait aider « à créer des emplois dans tous les pays où nous sommes présents ». « Nous sommes impressionnés par l’approche de Deliveroo et par son engagement à offrir à ses clients un choix toujours plus grand de restaurants de qualité ainsi que des options de livraison pratiques », a de son côté déclaré Doug Gurr, le directeur d’Amazon UK.

Rappelons qu’Amazon a déjà fait montre d’un intérêt certain pour l’alimentation et les produits d’épicerie au cours des dernières années. Amazon Fresh a jeté les bases de l’offre de produits périssables aux clients, mais l’investissement dans les services de livraison de produits alimentaires en 24 heures pourrait indiquer qu’Amazon est intéressée à accroître sa présence dans les services de livraison rapide de produits alimentaires, surtout compte tenu de sa récente poussée vers l’expédition en une journée aux États-Unis.

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JDK 13 : de nouvelles fonctionnalités pour Java 13

Attendu pour la fin 2019, Java 13 devrait comporter des littéraux de chaînes brutes et un outil pour empaqueter des applications Java autonomes.

Le JDK 13 est attendu le 17 septembre 2019. (Camila Tamara Silva Sepúlveda/CC BY-SA 2.0)

Même si la page Web de référence d’OpenJDK pour le Java Development Kit (JDK) 13 ne liste pas encore les nouvelles fonctionnalités de la mise à niveau de l’édition standard de Java, elle précise néanmoins quelques propositions d’intégration pour la future version. Elles concernent notamment un outil d’empaquetage, les allocations de mémoire inutilisée et le partage de données de classe d’application. Annoncé pour le 17 septembre 2019, le JDK 13 sortira après les phases dites de Ramp-down et de candidate release qui auront lieu dans les prochains mois.

Propositions d’amélioration du JDK

Le futur JDK pourrait comporter un outil pour le packaging d’applications Java autonomes. Dénommé jpackage, celui-ci serait basé sur l’outil JavaFX javapackager. L’outil jpackage supporte les formats d’emballage natifs de façon à offrir à l’utilisateur une expérience d’installation naturelle. Il permet de spécifier les paramètres de lancement au moment du packaging. Il peut aussi être appelé directement par ligne de commande ou par programmation via le ToolProvider. Beaucoup d’applications doivent être installées sur une plate-forme native selon une modalité de « première classe » au lieu d’être placées sur le chemin de classe ou le chemin de module. Un outil d’emballage peut également combler les lacunes laissées par des technologies telles que Java Web Start, supprimée du JDK 11 d’Oracle. L’outil javapackager a été supprimé du JDK 11 en même temps que la suppression de JavaFX.

L’autre proposition concerne l’amélioration du ZGC (Z Garbage Collector) de façon à ce qu’il restitue la mémoire inutilisée au système d’exploitation. Il est précisé pour cette proposition qu’elle sera intégrée au JDK 13. Actuellement, le ZGC, présenté comme collecteur évolutif et à faible latence, ne renvoie pas la mémoire inutilisée au système d’exploitation, même si la mémoire n’a pas été utilisée depuis longtemps. Ce comportement n’est pas optimal pour certaines applications et certains environnements, en particulier ceux où l’empreinte mémoire représente un problème, comme les conteneurs ou les environnements où une application peut rester inactive pendant longtemps et partager ou être en concurrence avec d’autres applications pour l’usage des ressources.

Les autres fonctions attendues du JDK 13

Une troisième proposition concerne une extension du partage de données de classe applicative (AppCDS). Celle-ci doit permettre l’archivage dynamique des classes à la fin de l’exécution de l’application. Les classes archivées incluraient toutes les classes d’applications et de bibliothèques chargées qui ne sont pas présentes dans l’archive CDS par défaut de la couche de base. Cette proposition, en phase cible, doit améliorer la convivialité d’AppCDS et éviter aux utilisateurs d’effectuer des exécutions tests pour créer une liste de classes pour chaque application.

Deux fonctions prévues pour le JDK 13 ont été précédemment mentionnées par Mark Reinhold, architecte en chef Java Platform Group d’Oracle :

– Les littéraux de chaînes brutes : ils peuvent s’étendre sur plusieurs lignes de code source et n’interprètent pas les séquences d’échappement. Cette capacité avait été supprimée du JDK 12, livrée en mars 2019. Le projet est d’offrir dans le JDK 13des chaînes de caractères brutes, uniquement en version bêta et en opt-in. L’objectif est de faciliter le développement en Java, en permettant par exemple au développeur d’imprimer des séquences de caractères sous une forme lisible sans indicateurs Java, ou en fournissant des chaînes de caractères ciblées pour des grammaires autres que Java. Après ce galop d’essai dans le JDK 13, les littérales brutes des chaînes de caractères pourraient être validées pour la production dans la version suivante JDK 14.

– Une version de production des expressions de commutation, pour laquelle JDK proposera une implémentation bêta. L’instruction du commutateur sera étendue pour être utilisée soit comme instruction, soit comme expression, de sorte que tous les deux pourraient utiliser un comportement d’évaluation et de contrôle de flux « traditionnel » ou « simplifié ».

Les versions builds bêta du JDK 13 sont téléchargeables sur le site jdk.java.net. Les premières versions bêta builds du JDK 13 sont disponibles pour Linux, MacOS et Windows.

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