Chez Capgemini, quand l'infonuage rit, l'infogérance pleure

Chez Capgemini, quand l'infonuage rit, l'infogérance pleure Chez Capgemini, quand l’infonuage rit, l’infogérance pleure © DR

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La transformation digitale de Capgemini est en marche. L’activité du premier groupe français de services numériques dans le digital a progressé de 22% en 2015 pour atteindre 23% de son chiffre d’affaires total de 11,9 milliards d’euros. La proportion était de 11% en 2013 et de 14% en 2014.

Baromètre de la transformation d’entreprise

Le digital regroupe les cinq leviers de transformation numérique que sont les réseaux sociaux, la mobilité, l’analytique et le big data, le cloud computing et la cybersécurité. Ce sont les fameux SMACS (Social, mobility, analytics, cloud, security). Leur part dans le chiffre d’affaires est considéré comme l’un des baromètres de transformation des acteurs traditionnels de l’informatique.

Chez Capgemini, le digital est présent surtout dans deux divisions: le conseil (480 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015) et les services applicatifs (7 milliards d’euros de CA).  Dans le cloud computing, le groupe, dirigé par Paul Hermelin, intervient à la fois comme courtier et agrégateur de différents services sur le marché. Mais il propose aussi son propre service sous le nom Skylight.

L’activité d’infogérance menacée

Comme toutes les entreprises de services numériques (ESN), Capgemini subit autant le cloud qu’il en profite. La transformation pénalise tout particulièrement l’activité traditionnelle d’infogérance, qui tend à être délaissée par les clients au profit de l’infonuage. Résultat : elle a baissé de 11% en 2015 à 2,7 milliards d’euros. C’est l’activité la plus menacée.

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