Clinton ou Trump : dérapage de Google ou théorie du complot ?

En politique, la théorie du complot est une recette éprouvée. Or devraient s’opposer pour la présidentielle US la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump. Ce dernier a à plusieurs reprises attaqué la Silicon Valley et ses acteurs emblématiques.

Juste retour dès lors que ceux-ci, par le biais de leurs services en ligne, favorisent l’adversaire de Trump ? Facebook a ainsi été accusé de manipuler les Trending Topics de son réseau social. Des républicains questionnent à présent l’impartialité du moteur de recherche de Google.

Pas d’élection sans complot !

Le site SourceFed suggère ainsi que la fonction de suggestion automatique de recherche du moteur préserve plus la candidate démocrate, tout en suggérant de multiples requêtes négatives liées à Donald Trump.

Conclusion : la fonction d’autocomplétion est potentiellement manipulée par Google au profit d’un candidat à la Maison Blanche. Le 10 juin, Google a réagi pour expliquer le fonctionnement de cette fonction de son moteur et démentir toute intervention.

« L’algorithme d’autocomplétion est conçu pour éviter de compléter une recherche sur un individu avec des termes offensants ou dénigrants » explique la firme. Et, ajoute le géant, « ce filtre fonctionne selon les mêmes règles quelle que soit la personne. »

Comment expliquer dès lors que certaines suggestions peu flatteuses passent malgré tout ce filtre ? « L’autcomplétion n’est pas une science exacte » reconnaît Google, d’autant que les algorithmes de prédiction changent fréquemment.

« Les prédictions sont produites sur la base de nombreux facteurs, y compris la popularité et la fraicheur des termes de recherche » précise l’éditeur du numéro un mondial de la recherche.

Le monsieur recherche de Google, Matt Cutts, pourtant en congés sabbatiques, a lui-même bondi sur Twitter pour dégonfler la polémique et expliquer à SourceFed le fonctionnement des suggestions automatiques de recherche.

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