Cloud hybride : comment arbitrer entre Cloud public et Cloud privé ?

 La migration vers le Cloud computing s’intensifie en France. Pour de nombreuses DSI, il est de plus en plus question d’une démarche « Cloud first », c’est à dire que toute nouvelle application ou nouveau projet logiciel est conçu sur le Cloud, qu’il soit privé ou public.

 

Vers l’hybridation Cloud

La tendance  est aux architectures hybrides, c’est à dire que certaines s données  sont hébergées sur un Cloud privé (en interne)  et d’autres sur un ou plusieurs Clouds publics comme Amazon AWS, Google ou Microsoft Azure.

Aujourd’hui, les déploiements de nouvelles applications de type RH, CRM ou ERM (Enterprise Resosurce Management) passent, essentiellement, par des solutions SaaS sur un Cloud public (cf. Salesforce, Office 365, ou G Suite).

En France, la croissance du Cloud, privé et public confondus, va rester très élevée : +27%, alors que le marché de l’ensemble des logiciels et services IT ne progresse que de 3%, selon le cabinet  Markess. En 2017, le marché français était estimé à 8,5 milliards d’euros. « La part des applications SaaS, sur des Clouds publics, avec 54%, reste prédominante sur le marché des solutions Cloud en France »,  observe Emmanuelle Olivié-Paul, directrice associée de Markess. « Mais les solutions IaaS et PaaS évoluent à un rythme plus soutenu. En 2019, ces dernières auront rattrapé la part du SaaS ».

Le segment des infrastructures IaaS est tiré par les besoins en ressources à la demande, par la dynamique du marché du SaaS et par de nouveaux projets digitaux gourmands en ressources: Big data, calcul haute performance, intelligence artificielle et programmatique.