Des scientifiques ont créé une enzyme mutante qui mange les bouteilles en plastique

Des scientifiques ont créé une enzyme mutante qui mange les bouteilles en plastique

Les mutants existent et ils pourraient nous aider à sauver la planète. Selon la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, une équipe internationale de scientifiques a créé une enzyme mutante qui décompose les bouteilles en plastique. La création de l’enzyme est venue par accident (comme c’est souvent le cas). Une équipe dirigée par le professeur John McGeehan de l’Université de Portsmouth, au Royaume-Uni, a modifié une bactérie qu’ils avaient découverte dans une décharge de déchets au Japon en 2016.

La bactérie avait naturellement évolué pour manger du plastique, et les scientifiques l’ont par inadvertance rendu encore plus efficace pour décomposer le polytéréphtalate d’éthylène, ou PET, le plastique utilisé pour les bouteilles en plastique. Le processus de décomposition commence en quelques jours, contre plusieurs les siècles habituellement.  « Ce qui s’est avéré en fait, c’est que nous avons amélioré l’enzyme, ce qui a été un peu un choc « , a déclaré McGeehan au Guardian. « C’est génial et une vraie découverte.« 

Une solution pour réduire la pollution des océans ?

En 2017, les chercheurs ont trouvé 38 millions de déchets plastiques sur une île inhabitée du Pacifique Sud. Les chiffres de la même année montrent qu’un million de bouteilles en plastique sont achetées dans le monde entier chaque minute. Et ce chiffre devrait faire un bond de 20 % d’ici 2021. Rappelons également que plus de huit millions de tonnes de plastique sont déversés dans les océans chaque année et qu’en dépit des efforts menée en matière de recyclage, la grande majorité de ces plastiques resteront présent dans les mers durant des centaines d’années.

« Ce que nous espérons faire, c’est utiliser cette enzyme pour transformer ce plastique afin de pouvoir le recycler« , a indiqué M. McGeehan, « Cela signifie que nous n’aurons plus besoin d’utiliser du pétrole et, fondamentalement, cela devrait réduire la quantité de plastique dans l’environnement. »

Croisons les doigts.

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