Droit à l’oubli – Google déréférence une page 4 fois sur 10 en Europe

Suite à l’arrêt de la Cour européenne de justice (CUJE), Google peut et doit dans certaines conditions précises procéder au déréférencement de pages Web lors de requêtes sur le nom d’un individu dans son moteur de recherche.

Et depuis l’application de cet arrêt en 2014, Google a ainsi examiné plus de 1,2 million de pages Web pour 348.085 demandes sur ce droit à l’oubli ou droit au déréférencement. Ce sont les chiffres qui sont communiqués par la firme de Mountain View dans son rapport de transparence.

Les réseaux sociaux et annuaires très concernés

Sur toutes ces demandes, Google a effectivement procédé à un retrait des pages des résultats de son moteur dans 42% des cas. Pour 58% des requêtes, la réponse donnée par le géant américain est donc négative.

Et parmi les liens déréférencés figurent des domaines très récurrents. Google a d’ailleurs établi un Top 10 de ces sites (9% des 348.000 requêtes). Contrairement aux risques de censure invoqués initialement, ce sont avant tout les réseaux sociaux qui sont concernés par le droit à l’oubli.

Facebook est ainsi le premier domaine en nombre de requête. D’autres réseaux sociaux dont Twitter et Google y figurent, tout comme des services en ligne établissant des profils de personnes (annuaire.118712.fr, profileengine.com, 192.com).

En France spécifiquement, Google a reçu 73.399 demandes de droit à l’oubli (21% du total des requêtes) pour plus de 246.000 pages Web visées. Les demandeurs français sont de plusieurs points au-dessus de la moyenne européenne avec 48,4% d’URL supprimées.