E-commerce : quelles sont les conséquence de la fin du géoblocage

Jusqu’alors, quand un internaute français voulait se rendre sur un site de e-commerce anglais ou italien, il était redirigé automatiquement vers la version française quand elle existait. Souvent, une adresse de livraison française ou une carte bancaire française sur un site étranger bloquait la transaction. Ou entrainait des frais supplémentaires. Une pratique désormais bannie en Europe.

 

Concrètement, une société ne peut plus empêcher désormais l’accès à un site ou à une application sur la base de la nationalité, du lieu de résidence, de l’adresse IP, de l’adresse de livraison, de la langue ou du pays d’émission du moyen de paiement.

Depuis le début de la semaine les sites de e-commerce ne peuvent plus interdire aux internautes d’accéder à certaines versions de leurs sites Internet. Une nouvelle règle européenne qui doit permettre aux consommateurs d’accéder à des produits et services hors de leurs zones géographiques déterminées par les e-commerçants. Car depuis quelques années, le géoblocage était devenu la norme sur Internet. Une enquête de la Commission européenne de 2015 assurait que 63 % des sites utilisait cette pratique.

« C’est une bonne nouvelle »

« C’est une bonne nouvelle » assure l’UFC – Que choisir. L’association estime que cette pratique était utilisée pour segmenter les marchés en Europe et appliquer des tarifs ou des conditions différentes en fonction de la nationalité de leurs clients. Conséquence : louer une voiture ou réserver une chambre d’hôtel sur la plateforme allemande d’une chaîne hôtelière quand on réside en France redevient possible par exemple.

Reste que le professionnel n’aura toujours pas l’obligation de livrer le produit dans votre pays. Et l’accès aux sites qui contreviendraient à la législation locale peut toujours être empêché. Enfin, la vente de produit physique et numérique soumis au droit d’auteur reste dépendante des zones géographiques où il s’applique.

A terme, la Commission européenne déjà annoncé sa volonté de s’attaquer aux tarifs de livraison transfrontaliers qu’elle juge aujourd’hui « dissuasifs ».

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