Evan Spiegel, Snap, le patron le mieux payé

 

Qui a dit qu’il fallait dégager des bénéfices pour engranger des fortunes ? Le PDG et fondateur de Snap, l’éditeur de l’application mobile Snapchat, illustre en tout cas le contraire.

D’après les données du Bloomberg Pay Index sur la rémunération des dirigeants de sociétés cotées en bourse aux US, Evan Spiegel a perçu une rémunération totale de 505 millions de dollars en 2017. Il se place ainsi loin devant tous les autres patrons, comme Elon Musk (Tesla) et Sundar Pichai (Google).

La fortune d’une entrée en bourse

Ces derniers ne sont cependant pas trop démunis puisqu’ils ont perçus l’année dernière respectivement 150 et 144 million de dollars en actions, salaires et autres bonus. Ceux-ci dirigent toutefois des géants pesant plusieurs dizaines de milliards de dollars en bourse.

Snap est encore un petit poucet en comparaison et une jeune entreprise cotée après une introduction en 2017. C’est d’ailleurs cette IPO qui doit à Evan Spiegel cette bonne fortune, le fondateur ayant ainsi fait fructifier sa part dans le capital de l’éditeur.

Sa rémunération devrait vraisemblablement descendre en 2018 en raison notamment des résultats financiers de Snap et de la valeur de ses actions. Quoique. Le titre s’est en effet envolé en février après la publication des résultats annuels.

Le groupe dirigé par Evan Spiegel a publié des revenus en hausse de 72 % à 286 millions de dollars pour le dernier trimestre 2017 – bien moins donc que le salaire de son PDG, dont très certainement une large part en actions. 

Sur l’ensemble de l’exercice 2017, Snap a dégagé un peu plus de 824 millions de dollars, mais pour une perte qui dépasse les trois milliards de dollars. Depuis le lancement de Snapchat en 2011, l’éditeur n’a pas dégagé le moindre bénéfice. Ce fut cependant le cas de Twitter pendant plus longtemps encore.

Bloomberg constate par ailleurs que les femmes demeurent toujours aussi peu représentées dans les classements sur la rémunération. Seules quatre femmes apparaissent ainsi dans le Top 100 des plus fortes rémunérations parmi les entreprises cotées.

Parmi les 10 premiers, « six sont des milliardaires. Et, à une époque où l’inégalité salariale et le harcèlement au travail sont au premier plan du discours public américain, il n’y a pas de femmes » constate Bloomberg.

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