Facebook accusé de récolter des données personnelles à partir de SMS et de photos

Facebook accusé de récolter des données personnelles à partir de SMS et de photos

Selon de nouveaux éléments apportés à un procès en cours contre Facebook, le réseau social aurait récolté des données sur ses utilisateurs et leurs amis via ses applications. Ces accusations, soumises la semaine dernière à la cour supérieure de San Mateo en Californie, s’inscrivent dans le cadre d’un procès intenté en 2015 par Six4Three, une start-up depuis disparue.

Selon le Guardian, ces nouveaux documents s’appuient sur des messages et des courriels de dirigeants de Facebook. Il est affirmé que Facebook a employé plusieurs méthodes pour pister ses utilisateurs, lire leurs SMS, accéder au microphone de leur téléphone et enregistrer, suivre l’utilisation d’applications concurrentes et suivre leurs appels.

Non, Facebook n’enregistre pas vos conversations

Faisant écho aux déclaration de Zuckerberg face au Congrès américain, relevant la théorie du complot qui frapperait le réseau social, un représentant de Facebook a de nouveau déclaré que ces accusations étaient sans fondement et que l’entreprise n’enregistre pas l’historique des appels ou des SMS sans le consentement des usagers. Il a souligné que cet historique est une option pour Messenger et Facebook Lite sur Android à laquelle il faut explicitement souscrire et qui peut être désactivée à tout moment. Ce représentant a enfin ajouté que Facebook ne récupère aucune donnée via le microphone sans consentement. 

Six4Three poursuit Facebook au sujet de sa désormais défunte application Pikinis. Cette dernière, manifestement d’un intérêt majeur, permettait de zoomer sur les photos de femmes en bikinis. Mais après un changement des règles Facebook en 2015 interdisant aux applications tierces d’accéder aux données des amis, Six4Three a attaqué le réseau social en affirmant que cette décision nuisait à son modèle économique. 

« Nous avons changé notre politique en 2015 », a déclaré un porte-parole de Facebook, « nous avons amplement informé tous les développeurs tiers des modifications importantes de la plateforme qui auraient pu avoir un impact sur leurs applications. » Il a ajouté que Facebook a travaillé en étroite collaboration avec les développeurs sur la mise à jour de leurs applications mais que Six4Three a refusé.

Ce dernier affirme que le réseau social a pisté ses membres et parfois même sans leur consentement. Facebook estime que ces allégations n’ont rien à voir avec le procès.

« Les allégations sont sans fondement et ont pour but de détourner l’attention de leur plainte qui réclame au tribunal d’ordonner à Facebook d’octroyer aux développeurs un accès aux données des amis des utilisateurs, une possibilité que nous avons supprimée en 2015 », explique un porte-parole de Facebook. « Nous avons clairement fait savoir que nous nous défendrons dans ce procès pour protéger les données des utilisateurs ». En mars, Facebook a reconnu avoir collecté des données issues des appels téléphoniques et SMS, mais après avoir obtenu le consentement des utilisateurs.

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