Facebook : ayez confiance… amis publicitaires

 

Facebook n’a pas découvert, à ce jour, d’autres entreprises qui, comme Cambridge Analytica, ont utilisé abusivement les données des membres de son service en ligne. C’est une des déclarations de Sheryl Sandberg, la directrice des opérations du réseau social.

La numéro deux de Facebook, comme Mark Zuckerberg, multiplie les entretiens avec la presse, dont BuzzFeed et Bloomberg, et ce alors que la firme a dû reconnaître que 87 millions de profils, et non plus 50, avaient été touchés dans le cadre du scandale.

Utilisateurs, nous vous avons compris !

Contraint à plus de transparence, Facebook a également admis qu’il n’était pas exclu que les données publiques de nombre de ses 2 milliards d’utilisateurs mensuels aient pu aussi être collectées par d’autres sociétés.

Dans une interview avec BuzzFeed publiée le 5 avril, Sheryl Sandberg précise cependant que Facebook n’a pas encore trouvé de traces d’une activité similaire à celle de Cambridge Analytica.

« A mesure que nous trouvons plus de Cambridge Analytica, nous serons en mesure de définir une méthode pour les mettre totalement hors d’état de nuire, et de nous assurer que les gens les voient » déclare-t-elle en référence aux efforts de transparence de Facebook.

Dans le cas de Cambridge Analytica, le réseau social avait en effet été informé en 2015 de la collecte abusive des données de ses utilisateurs. Il avait cependant choisi de garder le secret, après avoir exigé que les informations récoltées soient intégralement supprimées – ce qui ne fut pas le cas.

La pénitence, pas la régulation

Mercredi, Mark Zuckerberg, qui a co-fondé Facebook il y a 14 ans, tenait une conférence téléphonique avec les médias. L’occasion pour lui de reconnaître que l’entreprise n’avait pas pris suffisamment au sérieux la vie privée et la sécurité des utilisateurs. « La vie consiste à apprendre des erreurs » a-t-il notamment déclaré.

Dans son interview avec Bloomberg, Sandberg a fait savoir que Facebook rassurait les annonceurs perturbés par le scandale Cambridge Analytica et répondait à leurs interrogations – pas différentes de celles des utilisateurs, selon elle.

« Quelques annonceurs ont décidé de faire une pause » dans leurs campagnes publicitaires sur les services de Facebook, d’après Sandberg. Les conséquences financières seraient donc a priori limitées pour la plateforme, qui n’aborde pas directement ces aspects.

Comme Zuckerberg, la numéro deux de Facebook s’est efforcée de faire passer un message essentiel, en particulier à l’égard des régulateurs : les enjeux des fakes news et de l’utilisation massive des données sont bien compris.

« Nous avons une grande responsabilité » réagit Sheryl Sandberg. « Nous devons bien faire les choses. » Ces déclarations recoupent celles faites un jour plus tôt par le PDG de Facebook : « Nous savons à présent que nous n’avons pas fait suffisamment pour nous efforcer de prévenir les abus et réfléchir à la façon dont les gens utilisent ces outils pour causer du tort. »

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