Facebook explique pourquoi Netflix et Spotify pouvaient accéder à vos messages

Facebook explique pourquoi Netflix et Spotify pouvaient accéder à vos messages

Facebook a expliqué mercredi pourquoi il était nécessaire d’accorder à Spotify et Netflix un accès spécial aux messages privés des utilisateurs pour permettre l’intégration des fonctions de messagerie. Dans un billet de blog, le géant des réseaux sociaux indique que ces fonctionnalités expérimentales, désormais plus disponibles, nécessitaient d’accorder un accès en lecture/écriture aux entreprises. Ces éclaircissements interviennent suite à la parution d’un article du New York Times révélant que Facebook avait conclu des accords de partage de données avec de nombreuses entreprises high-tech dont Amazon, Microsoft, Netflix et Spotify.

« Nous avons été accusés d’avoir divulgué des messages privés à des partenaires à l’insu des personnes », a écrit Ime Archibong, vice-président en charge des partenariats produits chez Facebook. « Ce n’est pas vrai. »

Il s’agissait de permettre aux utilisateurs de Facebook de partager des messages avec leurs amis sur ce qu’ils écoutaient sur Spotify ou regardaient sur Netflix. Ime Archibong ajoute que ces fonctions n’étaient disponibles que lorsque les utilisateurs se connectaient aux services par le biais de Facebook et ont été fermées il y a près de trois ans.

« Aucun tiers ne lisait vos messages privés »

« Pour que vous puissiez écrire un message à un ami Facebook depuis Spotify, par exemple, nous devions donner à Spotify un « accès en écriture ». Pour que vous puissiez relire vos messages, nous avions besoin d’accorder à Spotify un « accès en lecture ». (…) Aucun tiers ne lisait vos messages privés ou n’écrivait des messages à vos amis sans votre permission », explique le responsable.

Facebook est sous le feu des critiques depuis la révélation en mars dernier que la société de conseil Cambridge Analytica avait utilisé à mauvais escient les données des utilisateurs de Facebook à l’approche des élections présidentielles américaines de 2016. Depuis lors, Mark Zuckerberg, P-DG de Facebook, a témoigné devant le Congrès et le Parlement européen pour répondre aux questions concernant le traitement des données des utilisateurs par Facebook. Hier, le procureur général de Washington D.C. a annoncé le dépôt d’une plainte contre le réseau social pour son rôle dans le scandale Cambridge Analytica.

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