Facebook, Google… sont une « menace »

 

Le financier et philanthrope renommé George Soros a critiqué Facebook et Google jeudi et a appelé à des « réglementations plus strictes » sur les géants du secteur technologique.

Lors d’un discours au Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le milliardaire a estimé que les entreprises technologiques constituaient une « menace », ajoutant que « ce n’est qu’une question de temps avant que la domination mondiale des monopoles IT américains ne soit brisée ».

Des géants mondiaux trop libres

« Devenus des monopoles de plus en plus puissants, Facebook et Google sont des obstacles à l’innovation, et ils ont causé une série de problèmes dont nous commençons tout juste à prendre conscience » considère encore l’investisseur.

« Ils prétendent qu’ils ne font que diffuser des informations, mais le fait qu’ils soient des distributeurs quasi-monopolistiques en fait des services publics et les soumet à des réglementations plus strictes visant à préserver la concurrence, l’innovation et un accès universel ouvert et équitable » déclare-t-il dans son discours.

Les commentaires surviennent dans un contexte de critiques selon lesquelles la Silicon Valley devrait être tenue responsable de l’influence que la Russie a pu exercer en utilisant ses plateformes respectives lors de l’élection présidentielle américaine de 2016.

Facebook a reconnu qu’environ 126 millions d’Américains ont été exposés à du contenu promu par la Russie sur Facebook pendant l’élection. Les agents russes ont également dépensé des dizaines de milliers de dollars en publicités sur YouTube, Gmail et Google.

Soros a en outre accusé les entreprises technologiques d’être tentées de « se compromettre » pour entrer sur le marché chinois, où elles ont longtemps été interdites.

« Il pourrait y avoir une alliance entre les États autoritaires et ces grands monopoles IT riches de données qui allieraient des systèmes naissants de surveillance privés à un système déjà développé de surveillance par l’État » a prévenu Soros. « Cela pourrait bien aboutir à un réseau de contrôle totalitaire que Aldous Huxley ou George Orwell n’auraient même pas imaginé. »

Facebook a refusé de commenter. Les représentants de Google n’ont pas répondu à une demande de commentaire.

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