Facebook : gratuité et concurrence, Zuckerberg élude les questions des sénateurs

Contrition, excuses et tentatives de justifications, Mark Zuckerberg a tenté de tenir le choc face à la pluie de questions du Congrès américain ce lundi suite au scandale Cambridge Analytica. Le fondateur et patron du réseau social s’est ainsi exprimé sur les données des utilisateurs, la confidentialité, le contrat utilisateur, les annonceurs, le RGPD…

 

Mais pas seulement. La question centrale du modèle économique a également été abordée : et si Facebook proposait une version payante qui permettrait d’échapper à la collecte de données à des fins commerciales et la publicité ciblée. La question a été posée par le sénateur Bill Nelson mais Mark Zuckerberg est resté assez vague…

« Il y aura toujours une version de Facebook qui sera gratuite. (…) Nous estimons que nous devons apporter un service que tout le monde peut s’offrir ». Tout en ajoutant : « Si vous voulez une expérience sans publicités ciblées, vous pouvez désactiver cette option. Mais les gens n’aiment pas les publicités qui ne sont pas pertinentes, ils préfèrent  les publicités pertinentes. Sans publicité, nous aurions besoin d’un autre modèle économique. »

Et si face à ses scandales à répétition, Facebook planchait sur une version payante ? D’autant plus que le réseau bénéficie d’un terrain concurrentiel assez vierge… D’ailleurs, Zuck a été incapable de citer un concurrent direct.

Interrogé sur ce point par le sénateur républicain Lindsey Graham, le p-dg a d’abord cité « Google, Apple, Amazon et Microsoft », ce qui n’a pas convaincu l’élu. « Si je suis lassée de Facebook, à quel réseau social équivalent puis-je m’inscrire ? Je parle de vos vrais compétiteurs. », « Vous ne pensez pas que vous avez le monopole ? », relance encore le sénateur.  Zuckerberg répond alors qu’il « n’avait certainement pas cette impression ». 

D’autres points ont été éludés par le jeune milliardaire ou sont restées sans réponses malgré la précision des questions. « Facebook trace-t-il les données de navigation des internautes, même quand il ne sont pas connectés ? », « D’autres applications ont-elles pu récupérer de grandes quantités de données ? », « Des mineurs ont-ils pu être concernés par la collecte de données d’appels téléphoniques ? », « Combien de temps gardez-vous les données des utilisateurs qui suppriment leur compte ? ».

Zuck s’est alors contenté de promettre une réponse de ses équipes plus tard provoquant un certain  scepticisme parmi les sénateurs.

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