Facebook incite à accepter sa reconnaissance faciale en Europe

Sur la reconnaissance faciale, Facebook revient à la charge. Le réseau social tente de faire amende honorable sur la question de la protection des données après le scandale Cambridge Analytica : lors de son audition devant le parlement américain, Zuckerberg avait ainsi laissé entendre que le réseau social s’attachait à respecter les règles édictées par le Règlement Général sur la Protection des Données.

 

Cette clarification de cadre légal permet à Facebook de revenir à la charge concernant une fonctionnalité présente de longue date sur la version américaine du site, mais qui avait été retirée en Europe suite à plusieurs procédures judiciaires : la reconnaissance faciale.

Facebook profite en effet de la mise en place prochaine du RGPD pour proposer à nouveau à ses utilisateurs d’activer la reconnaissance faciale sur leur compte : une pop up s’affiche sur les comptes des utilisateurs européens leur proposant de régler leurs paramètres de confidentialité. Parmi les nombreux paramètres que l’utilisateur peut modifier se trouve la possibilité de régler les paramètres liés à la reconnaissance faciale.

L’utilisateur se voit présenter différents choix relatifs à la reconnaissance faciale : un utilisateur pressé qui cliquera négligemment sur « valider » activera par défaut cette fonctionnalité. Pour un utilisateur plus précautionneux, Facebook a pris soin de « vendre » sa fonctionnalité en la présentant sous son meilleur jour : l’outil est en effet présenté avant tout comme un moyen de protéger les utilisateurs contre ceux qui souhaiteraient poster des photos de lui sans son consentement ou contre le vol d’identité. 

Pour ceux qui ne souhaiteraient pas avoir recours à cette fonctionnalité, Facebook leur propose de « gérer les paramètres » et de désactiver complètement celle-ci, non sans prévenir l’utilisateur de « l’utilité » de cette technologie. Il faut pas moins de cinq clics pour refuser l’activation de la fonctionnalité quand un seul clic suffit pour l’accepter.

Mais on peut difficilement en vouloir à Facebook de défendre ses services. Le réseau social avait déjà tenté de proposer ses outils de reconnaissance faciale en Europe en 2011. À l’époque, cette tentative avait provoqué plusieurs réactions de la part des autorités de protection des données, qui estimaient alors que Facebook ne donnait pas de garantie suffisante en matière de protection des données et de recueil du consentement des utilisateurs.

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