Facebook Inside ? Le réseau social pourrait concevoir ses propres processeurs

Facebook Inside ? Le réseau social pourrait concevoir ses propres processeurs

Selon un article de Bloomberg qui s’appuie sur des sources anonymes ainsi que des annonces d’embauche, Facebook est en train de monter une équipe pour concevoir ses propres semiconducteurs, imitant en cela d’autres géants de la tech qui ont déjà emprunté cette voie.

L’une des offres d’emploi repérée par Bloomberg sur le site corporate de Facebook concerne un poste de manager pour créer « une organisation de développement de bout en bout pour des firmware et pilotes sur SoC/ASIC », ce qui laisse penser que le projet en est encore à sa phase initiale. On ignore ce que Facebook pourrait faire exactement de cette puce et le réseau social n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet. Une chose est sûre, en développement son propre processeur, Facebook réduirait sa dépendance envers des fondeurs comme Intel ou Qualcomm.

Prenons l’exemple d’Apple qui conçoit désormais ses propres puces, ce qui lui permet de mieux contrôler les fonctionnalités qu’il souhaite introduire ainsi que le rythme de lancement de ses produits. La firme à la pomme fabrique ses processeurs dédiés à certaines applications, une puce Bluetooth pour accélérer la connexion entre ses écouteurs AirPod et les iPhone, des puces de sécurité pour protéger les donnes personnelles et les informations biométriques.

Google de son côté a développé des processeurs dédiés à ses applications d’intelligence artificielle qu’il vante comme 15 à 35 fois plus rapide que les processeurs et puces graphiques conventionnels. A la différence d’Apple, ces processeurs n’équipent pas des produits grand public mais les serveurs des centres de données de Google, ceux qui vous livrent les résultats de recherche, reconnaissent vos amis sur les photos, traduisent les textes, font la chasse aux spams et vous proposent des réponses automatiques dans Gmail.

Facebook cible l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle

Les offres d’emploi publiées par Facebook portent sur deux domaines : des puces dédiées à l’intelligence artificielle pour faire de l’apprentissage automatique (machine learning) et des puces pour les casques de réalité virtuelle Oculus.

Certains postes à pourvoir concernent le développeur d’un system on a chip (SoC) pour Oculus. Les SoC concentrent sur une même tranche de silicium plusieurs modules pour gérer le traitement des données, la connexion réseau et les graphismes. Facebook cherche un spécialiste en architecture de SoC pour son équipe Oculus en charge de la vision par ordinateur. Il y a également plusieurs postes d’ingénieur pour travailler sur les couches logicielles de bas niveau d’une telle puce.

L’intelligence artificielle est un domaine très porteur dans lequel Facebook est déjà un acteur majeur et dont il se sert pour reconnaître les photos publiées sur le réseau social. Mais alors que le rythme de progression des processeurs a tendance à ralentir, certaines entreprises se tournent vers les CPU ASIC, des circuits intégrés spécialisés ou bien des FPGA, des circuits logiques programmables qui servent à accélérer certaines tâches spécifiques.

Google jour la carte de l’ASIC avec ses processeurs Tensor Processing Unit dédiés à l’IA qui en sont à leur deuxième génération. Microsoft quant à lui a opté pour les FPGA pour son programme d’intelligence artificielle.

A ce stade, Facebook semble explorer les deux voies si l’on en juge par son offre pour un poste de designer ASIC et FPGA. Enfin, un autre poste à pourvoir concerne un rôle d’encadrement d’un projet SoC et ASIC.

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