Fake news : Facebook lance son outil de fact-checking en France

Trump élu grâce à la diffusion massive de fausses informations sur les réseaux sociaux et même sur Google ? Le président élu dément vertement. Ce parasitage d’une campagne présidentielle inquiète cependant, notamment en Europe.

 

L’Allemagne a ainsi menacé Facebook de sanctions si le réseau social ne prenait pas des mesures à l’encontre des fausses informations et des discours haineux. En France, la présidentielle pourrait-elle être perturbée par de fausses informations ?

Facebook a donc décidé de prendre les choses en main et annonce que son outil de fact-checking est opérationnel en France. Ce dernier s’articule autour de 4 axes : faciliter les signalements par les utilisateurs, travailler avec des organisations tierces compétentes dans la vérification des informations, indiquer au grand public les informations contestées, limiter les gains financiers pour les auteurs de fausses informations.

Concrètement, à partir d’aujourd’hui, les utilisateurs de Facebook peuvent signaler les fausses informations en cliquant sur le coin droit d’une publication, les organisations tierces de fact-checking (L’AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes) pourront alors vérifier les informations signalées par les utilisateurs de Facebook, et lorsqu’une publication sera qualifiée de fausse information par deux des organisations de fact-checking, elle sera identifiée comme étant contestée.

Bref, signalement ne vaudra pas suppression du réseau social. Une information sera qualifiée de fausse dès lors que deux organisations engagées l’identifient comme telle. « Cette publication affichera alors un pictogramme et mentionnera que l’information est contestée. » 

« Lorsqu’un utilisateur envisagera de partager une publication identifiée comme non fiable, un avertissement « contesté par des tiers » s’affichera. Par ailleurs, la visibilité de ces publications pourra être réduite dans les fils d’actualité des utilisateurs » ajoute encore Facebook.

Propager de fausses informations n’est toutefois pas une fin en soi. L’activité se révèle en effet lucrative. Le réseau social promet d’attaquer les auteurs de ces intox au porte-monnaie en limitant leurs gains financiers. »C’est pourquoi une information labellisée contestée ne pourra pas être convertie en publicité ni faire l’objet d’un post sponsorisé » prévient le réseau social.

Go to Source


bouton-devis