Google et Facebook coupables d’abus dans la publicité ?

 

L’autorité britannique de la concurrence et des marchés a lancé une enquête sur la publicité numérique et les plateformes sur Internet. Son examen se concentrera sur Facebook et Google en particulier, a déclaré l’agence mercredi.

Une procédure similaire menée en Europe a abouti à une amende de 1,49 milliard d’euros infligée à Google en mars pour pratiques publicitaires en ligne « abusives ». La Commission européenne avait estimé que Google exploitait sa position dominante en interdisant à ses concurrents de placer leurs publicités sur des sites Web tiers.

Phase d’étude de la concurrence sur le marché

« Deux fournisseurs en particulier, Google et Facebook (PDF) (et leurs filiales respectives, telles que YouTube et Instagram) détiennent des positions de leader sur le marché de la publicité en ligne au Royaume-Uni, la majorité des revenus publicitaires numériques au Royaume-Uni étant répartis entre ces deux sociétés » indique le régulateur.

L’enquête de l’autorité de la concurrence portera sur trois points susceptibles d’être une source de préjudice pour les consommateurs : puissance des plateformes en ligne sur le marché ; les consommateurs peuvent-ils et veulent-ils contrôler comment les données les concernant sont utilisées et collectées par les plateformes en ligne ; la concurrence du marché de la publicité numérique pourrait-elle être « altérée » par certains acteurs du fait de leur puissance.

Le régulateur recueillera les commentaires de groupes comprenant le gouvernement, les annonceurs, les éditeurs, les entreprises de technologie publicitaire, les associations de consommateurs et les plateformes en ligne jusqu’au 30 juillet.

A noter que Google fait également l’objet d’une enquête de la part de l’UE sur la collecte des données personnelles à des fins publicitaires sur Internet. En 2017, l’UE a en outre infligé une amende de 2,7 milliards de dollars à Google pour avoir abusé de sa position dominante dans la recherche au profit de son service de shopping. Une autre condamnation européenne porte sur Android.

Par ailleurs, aux États-Unis, le ministère de la Justice enquête sur les acteurs de la Silicon Valley pour déterminer si ces derniers se livrent à un « comportement anticoncurrentiel ». Google, Apple, Facebook et Twitter sont concernés.

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