Google / Fiscalité : Sundar Pichai répond : « Nous souhaitons une législation fiscale plus simple »

Sundar Pichai n’était pas venu à Science Po Paris pour parler de taxes, mais plutôt de presse et de journalisme. Malheureusement pour lui, l’actualité le rattrape, alors que le fisc français annonce réclamer 1,6 milliard d’euros à Google dans le cadre d’un redressement fiscal.

Difficile donc de passer sous silence la question posée par Mounir Mahjoubi, nouveau président du CNNum, lors de la courte session de question/réponse ouverte après la keynote. « M. Pichai, Google va-t-il enfin payer les taxes dans les pays où la société créer de la valeur ? » a ainsi lancé Mounir Mahjoubi, après avoir assuré à l’orateur être un grand amateur des produits Google.


La conférence de Sundar Pichai avait pour thème « L’information pour tous »

Une question qui a déclenché des applaudissements dans toute la salle et un sourire gêné de la part du PDG. « J’apprécie la question. C’est un mécanisme complexe : aux US, nous payons largement les impôts que nous devons, car nos centres de R&D sont majoritairement là bas. C’est quelque chose qui doit encore se mettre en place alors que nous investissons de plus en plus dans d’autres pays. Nous tentons de construire de plus en plus de centres R&D à l’étranger, ce qui nous conduira mécaniquement à payer plus de taxes. » Pourtant, le nouveau PDG de Google n’entend pas s’en tirer sans faire part de ses exigences « Nous faisons face à des législations fiscales complexes, et nous aimerions un système plus simple. Nous travaillons à cela » explique-t-il.

Une réponse qui fait sourire

La législation fiscale semble donc encore un peu trop complexe pour Google. La réponse peut faire sourire, mais on imagine qu’elle risque de paraître un peu légère face à Emmanuel Macron, qui doit rencontrer le PDG de Google dans la fin d’après-midi selon son agenda.

Plusieurs médias avaient déjà annoncé en 2014 un premier redressement fiscal de Google s’élevant à un milliard d’euros. La note s’est donc alourdie depuis, mais Google est coutumier du fait et s’en tire souvent sans trop de mal. Ainsi, la firme de Mountain View était dans le collimateur des autorités fiscales britanniques, mais est parvenue à finalement négocier un effacement de sa dette pour la somme de 130 millions de livres, soit 172 millions d’euros. Une affaire, pour un différend fiscal qui durait depuis 10 ans.

Go to Source