HPE signe un chèque de 1,3 Md$ pour Cray

Avec le rachat de Cray, le grand spécialiste des supercalculateurs, HPE se renforce pour percer sur le Top500, notamment dans la course à l’exascale.

Lancé en 1976, le Cray-1 pesait près de 5 tonnes. (Crédit Rama, Wikimedia Commons, Cc-by-sa-2.0-fr)

Une des derniers dinosaures de l’informatique, le fabricant de supercalculateurs Cray, tombe dans le giron de HPE moyennant un chèque de 1,3 milliard de dollars. Après SGI, c’est une autre acquisition importante pour la firme de Palo Alto qui fonde de grands espoirs – sonnants et trébuchants – sur le marché du calcul intensif. Après des années difficiles, pour avoir notamment dénigré les traitements massivement parallèles, Cray avait réussi à revenir sur le devant de la scène en fournissant des supercomputers à plusieurs centres de recherche. La société, dont le siège social est à Seattle, emploie environ 1 300 personnes dans le monde, avec des centres de fabrication aux États-Unis. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 456 millions de dollars au cours de son dernier exercice financier.

Ce rachat en cash va permettre à HPE de renforcer ses positions sur le marché du HPC, notamment dans la course à l’exascale, afin de rivaliser avec IBM ou Fujitsu. Cray possède en effet trois machines dans le 10 premières places du dernier Top500 publié en novembre dernier contre aucune pour HPE, quatre pour IBM, une pour Fujitsu, une pour Lenovo et deux pour des pure players chinois. Fondée en 1972 par Seymour Cray, connu comme le « père du supercalculateur », Cray vient de signer un accord d’un montant de 600 millions de dollars avec le laboratoire national d’Oak Ridge du département de l’Énergie des États-Unis pour la construction d’un système destiné à la recherche dans les domaines de l’IA, la météorologie, les structures subatomiques, en génomique et en physique des particules.

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