IBM a tiré un revenu de 10,2 milliards de dollars du cloud en 2015

IBM a tiré un revenu de 10,2 milliards de dollars du cloud en 2015 Ginni Rometty, PDG d’IBM, fait du cloud l’une de ses 5 priorités stratégiques © IBM

A lire aussi

Il faut décentraliser le cloud pour l'Internet des objets, selon Andy Thurai, directeur de programme IoT chez IBM

IBM se prépare à l’après loi de Moore en se rapprochant de Xilinx

Les résultats, affichés par IBM dans le cloud computing en 2015, s’annoncent alléchants. Le géant informatique américain affirme avoir atteint un revenu de 10,2 milliards de dollars, en progression de 43% par rapport à 2014. Ce qui le mettrait nettement en tête du marché, loin devant des stars emblématique du cloud comme Amazon Web Services ou Salesforce .
Confusion avec le rôle d’équipemntier du cloud
Seulement voilà, Big Blue a la fâcheuse tendance d’inclure dans ce chiffre les revenus engrangés au titre de son rôle d’équipementier du cloud, c’est-à-dire ses ventes de matériels, logiciels et services pour la construction de cloud privés, publics ou hybrides par ses clients. Selon Synergy Research, IBM fait partie des quatre plus gros équipementiers dans ce domaine aux cotés de HP, Cisco et Dell. Cette activité représente près de 60% du revenu global qu’il a tiré du cloud en 2015.
Le vrai chiffre d’affaires dans les services cloud proprement dit s’établit à 4,5 milliards de dollars, en augmentation de 50%, ce qui place IBM derrière Microsoft, Amazon Web Services et Salesforces. Big Blue ne détaille pas ce revenu par segment. Mais le chiffre pourrait être réparti ainsi : 1,5 milliard de dollars dans les segments de cloud d’infrastructure (IaaS) et de plateforme (PaaS), et 3 milliards dans le segment du logiciel à la demande (SaaS).
5 priorités stratégiques d’IBM
Le cloud constitue l’une des cinq priorités stratégiques d’IBM aux cotés des réseaux sociaux, de la mobilité, du big data et analytique, et de la cybersécurité. Ce sont ces fameux SMACS (Social, Mobility, Analytics, Cloud, Security) qui constituent les principaux leviers de transformation numérique. Dans ce domaine, IBM déclare un revenu de 28,9 milliards de dollars en 2015, en croissance de 17%. La part des SMACS dans le chiffre d’affaires total, un bon baromètre de la transformation des acteurs informatiques traditionnels, atteint désormais 35%. Il était de 27% en 2014 et l’objectif de Ginni Rometty, PDG d’IBM, est de le porter à 40% en 2018.
Ce développement n’a pas suffi à remettre le groupe sur le chemin de croissance. Pour la quatrième année consécutive, le chiffre d’affaires global est en baisse. Sur son nouveau périmètre d’activité (hors serveurs X86 vendus à Lenovo et semi-conducteurs transférés à GlobalFoundries), il a dévissé de 12% à 81,7 milliards de dollars. Et les analystes n’entrevoient pas de stabilisation avant 2017.