IPO en vue pour Nutanix

Le cofondateur et CEO de Nutanix, Dheeraj Pandey, possède 9% des parts de l'entreprise bientôt cotée en bourse. (Crédit D.R)

Le cofondateur et CEO de Nutanix, Dheeraj Pandey, possède 9% des parts de l’entreprise bientôt cotée en bourse. (Crédit D.R)

La start-up spécialiste de l’hyperconvergence Nutanix a engagé une procédure auprès de la SEC en vue de s’introduire en bourse l’année prochaine. La société espère lever à cette occasion au moins 200 millions de dollars sur le Nasdaq.

C’est l’heure du grand bain de l’introduction en bourse pour Nutanix. La start-up dirigée par Dheeraj Pande a en effet informé l’autorité américaine des marchés financiers de sa volonté de s’introduire en bourse et d’en profiter pour lever à cette occasion au moins 200 millions de dollars. Selon le document officiel remis à la SEC, Nutanix devrait être coté sous le symbole NTNX au Nasdaq. Le document rapporte que Goldman Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan Securities ont participé à l’opération.

Le projet d’introduction présente également des chiffres intéressants sur la société fondée en 2009. Ainsi, son chiffre d’affaires s’élevait à 241 millions de dollars au terme du précédent exercice fiscal (bouclé en juillet 2015). Ce qui représente pratiquement le double (+90%) de celui enregistré en 2014 qui était de 127 millions de dollars (contre seulement 30 millions de dollars en 2013). Pour son 1er trimestre fiscal 2016 (août à octobre 2015), les revenus de Nutanix se sont élevés à 88 millions de dollars.

Un déficit cumulé de 312 millions de dollars

La croissance du chiffre d’affaires de la société s’accompagne toutefois de pertes. Dans le document présenté, Nutanix concède en effet que son déficit cumulé depuis sa création atteint les 312 millions de dollars au 31 octobre 2015. Pour l’exercice 2015, les pertes nettes étaient de 126 millions de dollars contre 84 millions en 2014.

En plein développement, Nutanix applique une stratégie semblable à celles de ses homologues comme Simplivity, par exemple, visant à se développer rapidement en ouvrant des bureaux un peu partout dans le monde. De ce fait, les dépenses opérationnelles ont grimpé de 144 millions de dollars en 2014 à 259 millions de dollars un an plus tard. Dans le détail, les dépenses en R&D ont pratiquement doublé sur un an (38 M$ en 2014 et 73 M$ en 2015). Même si l’entreprise n’est pour l’instant pas rentable, elle n’a pour autant pas de quoi courber l’échine. Après sa dernière levée de fonds de 145 millions de dollars en 2014 , l’entreprise était valorisée deux milliards de dollars.