La Banque mondiale veut émettre des e-obligations basées sur la blockchain

La Banque mondiale veut émettre des e-obligations basées sur la blockchain Le Bond-I sera basé sur la technologie blockchain. © dr

La Banque mondiale se tourne à son tour vers la blockchain. L’institution a annoncé, le 9 août, qu’elle allait proposer une obligation, baptisée Bond-I (Blockchain Operated new debt instrument), basée sur cette technologie de registre distribué. L’opération sera menée par la Commonwealth Bank of Australia, la plus grande des banques australiennes. La Banque mondiale, qui décèle un fort intérêt de la part des investisseurs, n’a cependant pas précisé quand cette obligation serait lancée.

Cette technologie doit permettre à la Banque mondiale, qui émet de 50 à 60 milliards de dollars en obligations chaque année, de « simplifier les levées de fonds, sécuriser les échanges, et rendre le processus plus efficace » en réduisant le nombre d’intermédiaires nécessaires, explique-t-elle dans son communiqué. Lancée en 2009, la blockchain est une technologie permettant de transférer et d’enregistrer l’ensemble des échanges opérés entre des acteurs d’un même réseau qui ne se connaissent pas, indépendamment de toute autorité centrale. Au sein de ce grand registre distribué, chacun peut vérifier la validité des transactions effectuées, ce qui assure transparence et sécurité.

Une infrastructure basée sur le cloud de Microsoft

L’institution n’a pas encore communiqué tous les détails techniques de ce nouveau système d’obligations. Il s’agirait cependant d’une version privée de la blockchain Ethereum, selon la MIT technology review. A la différence de blockchains publiques, comme Bitcoin, où n’importe qui peut participer de façon anonyme à la validation des blocs s’il met à disposition du réseau la puissance de calcul nécessaire, cette blockchain privée reposera sur un système d’autorisation à l’entrée. L’infrastructure reposera sur la plateforme cloud Azure de Microsoft.

La Banque mondiale n’est pas la première institution du secteur bancaire à s’intéresser à la blockchain. La Ville de Berkeley étudie cette technologie en vue d’émettre des obligations municipales. De son côté, la Banque de France travaille avec la start-up Blockchain partner autour de la mise en place d’une application de blockchain afin de délivrer des identifiants créanciers SEPA.

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