La France pourrait bannir Tor et les réseaux Wi-Fi publics

Suite aux attentats qui ont frappé Paris le mois dernier, les forces de l’ordre demandent plus de pouvoir, notamment un meilleur contrôle des communications électroniques.

Dans le cadre de deux projets de loi, sur l’état d’urgence ainsi que sur la lutte antiterroriste, les propositions de mesures formulées par les forces de l’ordre sont recueillies par la direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ). Le Monde affirme avoir récupéré plusieurs documents révélant la nature de ces suggestions.

D’une part, la police et la gendarmerie souhaitent que les personnes faisant l’objet d’une fiche S soient tout simplement incarcérées. Selon Le Monde ces fiches « concernent 20 000 personnes, dont 10 500 islamistes, et comportent quinze niveaux de dangerosité ».

Dans un autre document de la DLPAJ, la police explique que durant une période d’état d’urgence, elle souhaite « interdire les connexions Wi-Fi libres et partagées », mais également supprimer les réseaux Wi-Fi publics. L’idée est bien entendu de pouvoir identifier une personne plus clairement en récupérant une adresse IP privée.

police ban

Il n’est pas surprenant d’apprendre que la police française souhaite plus concrètement s’autoriser tous les droits de contrôle imaginables, qu’il s’agisse d’« interdire et bloquer les communications des réseaux TOR en France » ou encore d’« identifier les applications de VoIP et obliger les éditeurs à communiquer aux forces de sécurité les clefs de chiffrement ». Les autorités souhaitent même pouvoir flasher l’ensemble des voitures grâce à leurs radars, pas pour mettre des contraventions, mais pour localiser un véhicule et donc transformer les radars en caméras.

Il semblerait donc que l’état d’urgence soit l’occasion pour la police de multiplier ses pouvoirs. Ces textes pourraient être présentés en début d’année prochaine par la Direction générale de la police nationale.

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