La pression sur Facebook s’accentue et des documents sont saisis

 

Le Parlement britannique a saisi des documents internes de Facebook dans une tentative inhabituelle de répondre à des questions que la firme esquive, selon le gouvernement.

Les documents contiendraient des « révélations significatives » sur les décisions de Facebook concernant le contrôle des données et de la vie privée dans le cadre du scandale Cambridge Analytica, ainsi que des correspondances entre les plus hauts dirigeants, dont le PDG Mark Zuckerberg, a rapporté The Guardian.

Les failles volontaires de Facebook sur la vie privée ?

Le fondateur de Six4Three, société de logiciels américaine aujourd’hui disparue, a été contraint de remettre les documents par le biais d’un instrument parlementaire rarement utilisé à l’occasion d’un voyage d’affaires à Londres.

De manière tout aussi inhabituelle, le Parlement a dépêché un officier à l’hôtel du fondateur avec un avertissement de se conformer à la réquisition ou de s’exposer à une amende ou à une peine d’emprisonnement, précise The Guardian.

La saisie est intervenue alors que d’autres pays appelaient Zuckerberg à participer à une audience internationale conjointe à Londres dans le cadre d’une enquête sur la désinformation et l’ingérence électorale.

Zuckerberg a maintes fois rejeté les appels à témoigner devant le Parlement au sujet du rôle de Facebook dans le scandale de données.

Les documents ont été saisis au cours d’une enquête dans le cadre d’une action en justice contre Six4Three, qui soupçonne Facebook d’avoir créé des failles dans la vie privée ayant permis à Cambridge Analytica d’obtenir les données des utilisateurs de Facebook.

Facebook a souligné que les documents saisis avaient été déposés sous scellés et que le tribunal de Californie qui présiderait l’affaire devait examiner l’action du Parlement dès lundi.

« Nous considérons que ces allégations sont totalement dénuées de fondement et que les dépôts répétés démontrent qu’il s’agit davantage d’une attaque contre notre société que d’une réclamation légale crédible » a déclaré Richard Allen, responsable de la politique publique de Facebook, dans une lettre envoyée au Parlement dimanche.

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