La propagande russe sur Twitter plus répandue que prévu

 

Twitter a déclaré vendredi 19 janvier que l’ingérence russe avant l’élection présidentielle de 2016 était plus répandue qu’estimé initialement et il a promis de faire savoir aux utilisateurs du service s’ils avaient été exposés à la propagande associée à une ferme à troll du Kremlin.

Le réseau social a identifié 3.814 comptes liés à l’Internet Research Agency, qui était le siège de l’effort de propagande russe. En octobre, les dirigeants de Twitter annonçaient devant le Congrès la détection d’environ 2.700 comptes affiliés à l’ingérence électorale.

Des réseaux sociaux plus volontiers transparents

Les comptes liés à l’IRA ont publié 175.993 tweets entre le 1er septembre et le 15 novembre 2016, dont 8,4% étaient liés aux élections, selon Twitter. Le réseau social précise qu’il a suspendu la quasi-totalité des comptes pour violation de ses conditions de service.

Twitter a également déclaré avoir trouvé 13.512 comptes automatisés liés à la Russie connus sous le nom de bots – des logiciels qui se présentent comme de vrais utilisateurs – en plus des plus des 36.000 comptes précédemment détectés.

Cet aveu intervient alors que Twitter et d’autres réseaux sociaux font l’objet de critiques de plus en plus nombreuses de la part de Washington quant à la manière dont leurs plates-formes ont été utilisées par la Russie à l’approche de l’élection pour semer la discorde.

Plus tôt cette semaine, des représentants de Google, Facebook et Twitter assuraient au Congrès que les entreprises avaient appris des leçons importantes lors de l’élection présidentielle et s’engageaient à plus de transparence à l’avenir.

Carlos Monje, directeur des politiques publiques de Twitter, annonçait mercredi dernier la création d’un groupe de travail chargé de traiter les problèmes soulevés lors des élections de mi-mandat en novembre. Ces plans prévoient la vérification des comptes des principaux candidats pour empêcher les imitateurs, la collaboration avec les fonctionnaires électoraux fédéraux et étatiques pour surveiller les problèmes et l’amélioration de son algorithme pour éliminer les faux comptes avec un contenu lié aux élections.

Le gouvernement britannique a également demandé à Facebook de vérifier si la Russie avait utilisé le service pour lancer des opérations de propagande avant le vote du pays sur la sortie de l’UE, c’est-à-dire le Brexit.

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