La vente, seule solution pour LinkedIn ?

La vie d’une société cotée en bourse n’est pas simple. C’est en substance ce qu’explique Reid Hoffman, le PDG de LinkedIn, à CNBC. Chaque trimestre, l’entreprise est jugée par les marchés et son action peut s’écrouler.

C’est ce qui est arrivé au réseau social en début d’année (-40%). En juin, LinkedIn a finalement donné son accord à un rachat par Microsoft pour 26 milliards de dollars. Le dirigeant justifie cette cession par la difficulté à rivaliser face aux géants cotés que sont Microsoft, Facebook et Google.

Investir beaucoup et vite déplaît aux marchés financiers

Et cette difficulté, LinkedIn y aurait peut-être moins été confronté s’il avait été une entreprise privée (Uber et Dell auraient sans doute un mot à dire sur le sujet). « Une fois que vous devenez une entreprise publique, si vous n’engagez pas beaucoup de moyens dans la R&D, et ne faites pas progresser votre technologie à un rythme très rapide, alors il est difficile de rivaliser [avec les géants de la technologie] » déclare Reid Hoffman.

Startups et sociétés privées seraient en mesure de rivaliser en revanche, notamment car elles n’ont pas tous les trimestres à justifier de la croissance de leurs revenus et ont ainsi la capacité d’investir sur le long terme.

Ne pas vendre n’aurait pas nécessairement abouti à un échec, précise le patron de LinkedIn. Cependant, selon lui, l’aventure aurait été plus risquée. D’ailleurs le réseau social a dans un premier temps envisagé un partenariat avec Microsoft.

Reid Hoffman estime qu’une intégration complète, c’est-à-dire la vente, était la meilleure solution pour apporter de la valeur aux clients. « Nous apportons un réseau de personnes qui tendent à apporter de la productivité dans les entreprises… Ces deux choses ensemble génèrent un grand bénéfice pour les individus et les sociétés. »

 

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