Le cloud breton Bretagne Télécom tisse sa toile en France pour croître de 50% d’ici à 2020

Le cloud breton Bretagne Télécom tisse sa toile en France pour croître de 50% d’ici à 2020 Datacenter de 2000 m2 de Bretagne Télécom à Rennes © Bretagne Télécom

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C’est l’heure de l’expansion pour Bretagne Télécom. Le petit cloud breton d’infrastructure, qui opérait jusqu’ici dans le Grand Ouest, veut étendre ses services à toute la France. Le coup d’envoi de cette extension est donné avec le rachat en septembre 2017 de Prophone, une agence toulousaine de téléphonie d’entreprise.

« Nous avons mis seulement 6 mois à la convertir de la vente, l’installation et la maintenance d’autocommutateurs téléphoniques classiques d’Ericsson vers la fourniture de services de téléphonie mutualisés dans le cloud, confie à L’Usine Digitale son PDG-fondateur Nicolas Boittin. Nous sommes sur le projet de racheter trois autres agences régionales, une à Marseille et deux à Paris. Et nous comptons poursuivre nos acquisitions au rythme de deux en moyenne par an de façon à ce que nous devenions un acteur national. »
 

Clientèle de PME et ETI

Fondé en 2005 à Rennes, Bretagne Télécom se présente comme un fournisseur de services cloud de téléphonie, d’interconnexion réseau et d’infrastructure informatique. « Les clients rentrent souvent chez nous par la téléphonie pour utiliser ensuite nos services de réseaux puis de serveurs virtuels, explique son PDG. Nous sommes sur le modèle vertueux du cloud avec de fortes synergies entre nos trois activités. » La société revendique 3 000 clients, exclusivement des PME et ETI. Elle compte 65 personnes et affiche un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros en 2017, en bond de 34% par rapport à 2016.

Dans le cloud d’infrastructure, Bretagne Télécom se positionne dans les services managés de cloud privé et hybride. « Pour la composante cloud public, nous proposons d’aller chez Amazon Web Services ou Microsoft, note Nicolas Boittin. Cela offre à nos clients de la flexibilité pour répondre à des besoins ponctuels ou faire du débordement. Mais nous gardons la main sur l’ensemble et veillons à ce que les données sensibles restent dans le cloud privé.« 
 

Projet d’un datacenter à Toulouse

Les services sont livrés à partir d’un datacenter de 2 000 m2 et 250 racks de serveurs à Chateaubourg, près de Rennes. Pour conserver son avantage de proximité, Bretagne Télécom projette d’ouvrir à Toulouse un datacenter de 300 m2 et 80 racks de serveurs en 2019, avec la possibilité de procéder ultérieurement à des extensions. Le projet représente un investissement de 1,5 million d’euros.

La société, qui a levé 2,5 millions d’euros en plusieurs opérations, n’envisage pas de nouvelle levée de fonds. « Nous sommes rentables depuis 2010, affirme son patron. Nous avons les moyens de financer nous-mêmes notre développement. La récurrence du modèle du cloud nous le permet. » Nicolas Boittin voit le chiffre d’affaires de sa société atteindre 18 millions d’euros en 2018 et 22 à 23 millions d’euros en 2020, ce qui représente une croissance de 50% par rapport à 2017.

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