Le GIF fait recette : Giphy séduit les investisseurs sans modèle éco…

Lever 55 millions de dollars sans modèle économique ? Avec des gif, c’est possible. La société Giphy propose un moteur de recherche uniquement destiné à l’indexation d’images animées. Celui-ci a été fondé en 2013 et gagne depuis en popularité en s’appuyant sur une stratégie de multiplication des partenariats.

On a ainsi pu voir Giphy être intégré au sein des options proposées par le réseau social Twitter, ou encore avec Line, l’une des applications de messagerie phare sur le marché asiatique. Giphy est également proposé sur les plateformes de messageries de Facebook depuis 2013, ce qui a contribué à renforcer sa popularité auprès des utilisateurs.

Au total, le moteur de recherche compte pas moins de 200 partenariats avec d’autres entreprises, une stratégie qui lui a offert une large visibilité dans un secteur particulièrement concurrentiel.

Dans son communiqué, Giphy annonce avoir connu une croissance de 500% durant l’année passée. Cette troisième levée de fonds reste la plus importante des tours de table de Giphy, qui avait précédemment récupéré 21,5 millions de dollars en début d’année 2015 et valorise la société a plus de 300 millions de dollars. La levée de fonds a été menée par Lightspeed Venture Partners et rassemble au total un peu plus de 6 investisseurs.

Le gif ne paie pas

On peut néanmoins s’interroger sur le modèle économique de Giphy : comme de nombreux réseaux sociaux, la société n’a pas encore présenté de modèle économique envisageant une monétisation des contenus. On pense évidemment à la publicité et aux contenus sponsorisés, la méthode retenue notamment par Twitter, mais le réseau social peine à convaincre les actionnaires des bénéfices de cette stratégie.

En 2016, le Gif attire donc toujours les investissements, mais on peut néanmoins se rappeler du sort de Tumblr, la plateforme de microblogging rachetée en 2013 par Yahoo pour la somme d’un milliard de dollars : celle-ci mettait ainsi en avant la viralité de ses gif animés comme l’un de ses points forts, mais Yahoo n’est pas parvenu à monétiser la plateforme suffisamment pour réellement rentabiliser son investissement et s’est récemment vu contraint de dévaluer son acquisition.

Souhaitons un destin différent à Giphy…

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