Les Français n’ont aucune confiance en Facebook pour s’informer

Si l’adoption des réseaux sociaux par les Français est massive, la confiance envers ses outils est inversement proportionnelle à leur utilisation, surtout pour s’informer. En tout cas dans leurs déclarations… C’est une des conclusions d’une enquête de l’Acsel, l’Association de l’économie du numérique, qui a interrogé 1000 personnes via la méthode des échantillons.

 

Concrètement, seulement 25% des personnes interrogées font confiance aux informations publiées sur les réseaux sociaux contre 75% pour les sites des médias traditionnels. 27% estiment que les informations diffusées sur Facebook, LinkedIn et Twitter sont neutres et 29% les estiment fiables.

Cette aversion peut trouver son origine dans les multiples polémiques de diffusion de fausses informations sur les plates-formes sociales les plus populaires, fake news qui pour certains ont influencé des élections majeures comme aux Etats-Unis.

Cette vague a semble-t-il emporté le bébé avec l’eau du bain puisque les réseaux sociaux en général et Facebook en particulier sont également très utilisés par les médias classiques mais le mélange constant des genres aura définitivement plombé la confiance des internautes.

Les optimistes diront que ce mauvais chiffre constitue une prise de conscience qui permettrait à terme aux utilisateurs de faire le tri entre le bon grain et l’ivraie. Rien n’est moins sûr car sans vrai apprentissage : analyse des sources, esprit critique…, le phénomène des fake news a encore de beaux jours devant lui.

82% des Français sont inscrits sur un moins un réseau social,  mais seuls 35% pensent qu’il n’est pas risqué de les utiliser, la principale crainte étant le vol de données personnelles.

Rappelons que Facebook a pris plusieurs mesures pour limiter le phénomène des fausses informations.  Il y a quelques mois, le géant lançait son outil de fact-checking et entend limiter les gains financiers pour les auteurs de fausses informations.

Car propager de fausses informations n’est toutefois pas une fin en soi. L’activité se révèle en effet lucrative. Le réseau social promet d’attaquer les auteurs de ces intox au porte-monnaie en limitant leurs gains financiers. »C’est pourquoi une information labellisée contestée ne pourra pas être convertie en publicité ni faire l’objet d’un post sponsorisé » prévient le réseau social.

« Si des pages partagent de façon répétée des articles considérés comme des fausses infos, ces pages ne seront plus autorisées à faire de la publicité sur Facebook », selon un billet posté sur le blog de l’entreprise ce lundi « Les fake news font du mal à tout le monde (…). Elles rendent le monde moins bien informé et elles entament la confiance », poursuit Facebook.

« Nous avons relevé des exemples de pages utilisant les pubs sur Facebook pour élargir leur audience et diffuser des informations de façon plus large », dit encore le réseau social.

Mais Facebook est également accusé de ne pas en faire assez. L’Allemagne a ainsi menacé Facebook de sanctions si le réseau social ne prenait pas des mesures à l’encontre des fausses informations et des discours haineux. .

Go to Source


bouton-devis