Mes messages peuvent être lus par d’autres ? Adieu application !

 

Notre comportement de partage social nous pousse à croire que tout ce que nous disons sur les réseaux sociaux reste entre nous. Mais l’ampleur de l’accès de Cambridge Analytica à nos données a démontré que les consommateurs ne sont pas du tout satisfaits de voir leurs données utilisées à des fins lucratives.

Les plateformes telles que Twitter et Facebook ne regardent pas seulement ce que nous publions. Facebook écoute également nos conversations verbales pour nous livrer des publicités plus ciblées.

La gratuité n’autorise pas tout

Nos comportements changent. Les consommateurs de réseaux sociaux exigent désormais une meilleure sécurité sur ces services – et ils forcent les plateformes sociales à les écouter.

Les géants des réseaux sociaux ont reçu le message. Twitter teste une fonctionnalité de messagerie chiffrée; Yahoo teste une application de messagerie de groupe sur invitation seulement appelée Squirrel.

Facebook a quant à lui introduit une fonction de contrôle de la confidentialité : « Effacer l’historique ». Le but : rassurer les utilisateurs et garantir à ceux-ci que leurs données sont sécurisées et privées – mais aussi se conformer au RGPD.

La plateforme de messagerie Viber a publié un sondage en ligne montrant ce que les consommateurs américains pensent du partage sur Internet de leurs informations personnelles.

Il a sondé un échantillon représentatif de 1.500 consommateurs américains en mars 2018 et leur a posé des questions sur la confidentialité, la sécurité et le partage des données.

Les consommateurs ne vérifient peut-être pas leurs paramètres de confidentialité, mais ils n’en attendent pas moins que leurs messages soient sécurisés.

 

Ainsi, près d’un tiers des répondants (32,5%) ne vérifient leurs paramètres de confidentialité qu’une fois tous les six mois. Néanmoins, 63,2% des hommes et 67,1% des femmes s’attendent à ce que la personne à qui ils envoient des messages soit la seule autorisée à voir effectivement ce message.

Pas de partage avec les annonceurs et les politiques

Si les posts ou les messages de chat étaient partagés publiquement, 38,9% des hommes interrogés (45,6% de femmes) estiment qu’ils seraient préoccupés par le vol d’identité. 4,4% craignent eux de perdre leur emploi (3,8% de femmes), et 3,3% pensent que leur proche pourrait les quitter (1,6% de femmes).

Les clients n’ont aucune tolérance à l’égard du partage des données avec les annonceurs ou les responsables politiques. Plus de la moitié des consommateurs (55%) cesseraient d’utiliser une application de messagerie, et un sur trois (33,3%) serait en colère si leurs coordonnées étaient partagées.

Les consommateurs veulent un chiffrement de bout en bout sur les plateformes qu’ils utilisent. Actuellement, les efforts déployés par Twitter et Facebook ne répondent pas tout à fait aux très fortes attentes des utilisateurs. Ceux-ci souhaitent des applications sociales qu’elles soient sécurisées et proposent un chiffrement qui interdit l’accès aux données par les annonceurs.

Les futures applications sociales doivent être développées avec à l’esprit le chiffrement – les canaux chiffrés rassurent les utilisateurs quant à la possibilité d’avoir des conversations plus ouvertes avec leurs contacts.

Les mises à jour des applications de plateformes comme Facebook et Twitte seront-elles suffisantes pour donner aux consommateurs le sentiment que leurs données sont véritablement sécurisées ?

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