NetApp veut rendre la gestion on-premise aussi simple que le cloud

Dans une stratégie d’accompagnement de ses clients à l’adoption du multicloud, NetApp est revenu sur ses annonces de Las Vegas. Toutes ont pour vocation de mieux intégrer les services de cloud public dans les infrastructures sur site de ses utilisateurs.

« Les données sont l’essence de nos business » aujourd’hui d’après le président et CEO de NetApp, George Kurian. (Crédit : Nicolas Certes)

En direct de Barcelone. Près de 4 000 personnes cette année pour NetApp Insight qui se tenait dans la capitale de la Catalogne en Espagne. Et un mot d’ordre : devenir data-driven, ou prendre des décisions stratégiques en fonction des données récoltées. « La donnée est l’essence de nos business », va jusqu’à dire le président et CEO de l’entreprise, George Kurian. Selon lui, les grandes entreprises qui ont complètement repensé certains marchés – Airbnb, Uber, etc. – ont pu croître si vite grâce aux données et en étant née dans le cloud. Et donc, pour les entreprises historiques, c’est aujourd’hui un vrai challenge de devenir « data-driven » et de migrer vers le cloud. « Mais les acteurs historiques ont un avantage que les grands disrupteurs n’ont pas : des années de données disponibles » ajoute M. Kurian.

Pour NetApp, représentée par Alexander Wallner, vice-président EMEA, il y a quatre ingrédients nécessaires à une transformation digitale réussie. Et c’est sur ces points que l’entreprise a focalisé ses nouveautés cette année. D’abord, il est nécessaire de transformer son IT, « la manière dont on le pense et embrasser les solutions cloud ou les imiter dans ses propres infrastructures ». Cela passe, par exemple, par des outils facilitant le DevOps. Comme Trident, qui permet de gérer tous les containers utilisés depuis un seul point. Docker, Kubernetes, OpenShift et même les containers on premise sont gérés. Trident va, de plus, sélectionner automatiquement sélectionner l’espace de stockage disponible pour les besoins de données : les développeurs sélectionnent le stockage par classe de politique de service dans leur code. Ce service inclue désormais ONTAP Cloud Volumes.

Alexander Wallner, vice-président EMEA de NetApp, présentait les objectifs stratégiques de l’entreprise pour accompagner ses clients dans leur transformation digitale. (Crédit : Nicolas Certes)

Et dans le but de faciliter les déploiements et le management des infrastructures on premise, comme si elles étaient dans le cloud, NetApp a annoncé trois nouvelles architectures. Conçues pour simplifier la conception, le déploiement et la prise en charge de scénarios et d’applications diverses, elles sont censées permettre de réduire les délais et les risques liés au processus de création d’une solution complète dans son propre centre de données. L’offre HCI de NetApp pour cloud privé vient d’une part d’être validée par VMware. D’autre part, l’architecture du fournisseur (NetApp HCI et les GPU Nvidia) dans les solutions VMware End-User Computing. Et pour construire sa propre datafabric, NetApp propose des rapports techniques pour le stockage d’objets avec NetApp HCI. Prend en charge les flux de travail cloud hybrides avec un stockage d’objets compatible S3 sur site sur NetApp HCI pour garantir la simplicité d’accès et de conservation des données.

Toujours plus vite

Comparé aux anciennes manières de faire des affaires, il est aujourd’hui devenu indispensable de réagir vite et de donner de la vitesse à ses infrastructures. C’est pourquoi le fournisseur propose depuis octobre un service appelé MAX Data. Il s’agit d’un logiciel qui s’exécute sur le serveur d’applications et fournit un système de fichiers qui couvre le PMEM et le stockage. Les applications stockées sur ce système de fichiers ont un accès instantané aux données pour les lectures et les écritures. Ce qui doit améliorer les performances d’application avec un débit élevé et une latence ultra-faible. Par exemple, les premiers résultats montrent qu’il est possible d’obtenir 60% d’IOPS en plus avec quatre fois moins de latence pour des charges de travail Oracle. Idem dans un environnement MongoDB, où les requêtes sont complétées trois à onze fois plus vite avec MAX Data.

Ce test montre les résultats en d’un générateur de charge de travail interrogeant 7 000 documents 10 000 fois dans une base de données MongoDB. À chaque fois, la requête lisait au hasard dans une plage différente de 7 000 documents. (Crédit : NetApp)

Pour NetApp, le multicloud est l’architecture IT par excellence. « Nos clients veulent se servir de plusieurs clouds pour garder leur liberté » explique M. Wallner, « mais aussi pour pouvoir jouer avec les différents atouts des grands fournisseurs ». C’est pourquoi la société continue d’améliorer son logiciel de gestion de données ONTAP, et lance la version 9.5. Au programme accélération des performances de lecture, des niveaux de pétaoctets auto-hiérarchisés dans le cloud ou sur site et une réduction des coûts de déploiement pour la reprise après sinistre avec Metrocluster-IP.

Du datacenter à la datafabric

Et enfin, afin de bien réussir sa transition digitale, les entreprises ne doivent plus réfléchir qu’autour de leurs datacenters. « Ça c’était hier » lance le représentant de l’EMEA chez NetApp, « aujourd’hui vous avez des données dans les datacenters oui, mais aussi en périphérie et dans les clouds donc il vaut mieux penser en termes de datafabrics. » Chez NetApp, ce terme est également une plateforme similaire à un store où les utilisateurs peuvent choisir les outils dont ils ont besoin pour gérer leurs infrastructures, qu’elles soient dans le cloud, on premise ou « at the edge ». C’est pourquoi le fournisseur a annoncé le lancement de sa dernière appliance de stockage objet : la StorageGrid SG6060. Conçue spécialement pour gérer des charges big data, cette application matérielle est adaptée aux environnements IoT et, bien sûr, intégrée à la Data Fabric de NetApp grâce à la Fabric Pool.

(Crédit : NetApp)

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