Nice : l'application Alerte Attentat (SAIP) a mal fonctionné

Suite aux attentats ayant frappé Paris le 13 novembre dernier, le gouvernement a initié le développement d’une application pour smartphones baptisée SAIP. Son objectif : alerter le plus vite possible (moins de 15 minutes) les citoyens qui pourraient être concernés par une attaque terroriste ou une crise majeure, en fonction de leur localisation géographique.

Louable objectif mais développement en carton puisque la dite application a montré toutes ses limites lors de l’attentat à Nice le 14 juillet. Les utilisateurs présents dans la zone n’ont reçu l’alerte qu’à 1h34 du matin alors que le drame a eu lieu peu avant 23 heures. Précisément, l’alerte a été transmise « dès la survenance des faits par la préfecture des Alpes-Maritimes », mais « n’a été publiée qu’à 1h34 dans la nuit de jeudi à vendredi », explique le gouvernement.

Le SMS plus efficace ?

Le bug a irrité au plus au point, notamment du côté de la place Beauvau (ministère de l’Intérieur) qui a convoqué en urgence ce vendredi le prestataire en charge du développement de l’app. On imagine le remontage de bretelles qui a débouché sur une demande de mise à jour en urgence de l’outil. C’est un minimum.

« Un plan d’action a été demandé dans un délai très bref pour qu’un tel incident ne puisse pas se reproduire », écrit le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Le prestataire de son côté s’est « engagé à présenter des mesures correctives dès lundi 18 juillet » afin d’assurer « une parfaite fiabilité » du dispositif d’alerte.

Ce ratage vient apporter de l’eau au moulin des détracteurs d’un tel système d’alerte qui est dépendant des réseaux haut débit mobile, réseaux qui peuvent très vite saturer en cas de crise, comme on l’observe assez souvent. Pourquoi alors ne pas avoir choisi l’option du SMS, qui concerne tous les mobinautes (et pas seulement les propriétaires de smartphones Android ou iOS) et qui fonctionne parfaitement en 2G via le réseau voix ?

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