OpenStack est-il mort ?

Cela fait quelques mois que nous nous interrogeons sur OpenStack et sa pérennité durant les prochaines années. Oui, il y a eu une véritable vague OpenStack depuis 18-24 mois. Il était partout. Tout le monde voulait le supporter, y participer. Mais deux constats se font jour :

1 – OpenStack évolue trop vite pour les utilisateurs, les entreprises et même les éditeurs

2 – OpenStack demeure très complexe à maîtriser, à déployer et à utiliser au quotidien (ce dernier point est à nuancer)

Mais OpenStack a fait le grand vide autour de lui, tous les autres projets sont aujourd’hui morts ou très peu visibles. Si OpenStack est aujourd’hui moins complexe qu’au début, il n’en demeure pas moins difficile à maîtriser et déployer une infrastructure n’a jamais été simple sauf à passer par des composants, des solutions packagées. Mais finalement, pour l’entreprise consommatrice, l’utilisateur, ce qui fait tourner le cloud, les services, les applications n’est pas réellement son souci. OpenStack ou pas, est-ce le plus important ? Pas forcément. Pour l’opérateur, le fournisseur, c’est une autre histoire. La multiplication des distributions OpenStack s’est faite pour des raisons précises (ou presque). 

En réalité, le débat autour d’OpenStack n’est pas nouveau et il resurgit de temps en temps. VMware supporte OpenStack, Amazon aussi. On peut se dire que la partie est définitivement gagnée. 

Mais OpenStak doit améliorer son accès et simplifier son architecture qui demeure complexe. Un gros effort a été fait pour stabiliser les briques essentielles, tout en multipliant les briques techniques. 

Avec la poussée des conteneurs, des architectures de type microservices, OpenStack n’est peut être plus incontournable et pour les développeurs, OpenStack demeure obscur. Les conteneurs sont plus orientés applications, services et développeurs, ce que OpenStack n’est pas ou pas assez. Or, si le projet n’évolue pas assez vite vers ces piliers, le risque est qu’OpenStack reste dans sa sphère à savoir l’infrastructure cloud et c’est tout. Et il faudra aussi éviter la fragmentation et les problèmes de compatibilités. 

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