Qwant, “l’anti-Google”, s’allie à Microsoft et à l’État français

Le moteur de recherche “made in France” Qwant continue doucement, mais sûrement son développement, et annonce des partenariats stratégiques. Véritable némésis de Google, Qwant se tourne vers Microsoft pour développer son infrastructure cloud et va désormais utiliser les serveurs Azure du géant américain.

Mais cela ne s’arrête pas là, puisque Qwant fera également appel à l’algorithme de Bing (le moteur de recherche de Microsoft) pour toutes les requêtes qui n’aboutissent pas par défaut, ainsi que la plateforme publicitaire Microsoft Advertising pour développer ses revenus.

Ce partenariat pose évidemment des questions éthiques et soulève des interrogations quant au fait que Qwant continue à miser sur le respect de la vie privée de ses utilisateurs. L’entreprise française se veut rassurante et explique avoir mis au point une fonctionnalité de recherche garante de l’anonymat, qui permet d’afficher des publicités qui ne ciblent pas et ne tracent pas les utilisateurs.

« Qwant reste maître de sa technologie, y compris de son algorithme, son index, et son infrastructure clients sans collecte de leurs données personnelles » précise la compagnie dans son communiqué. Le président et co-fondateur de Qwant Eric Léandri ajoute : “Microsoft est un champion mondial reconnu, Qwant est une start-up européenne responsable. Ensemble, nous allons poursuivre l’émergence d’un moteur de recherche européen, éthique et souverain. C’est un partenariat gagnant-gagnant-gagnant. Pour Microsoft, pour Qwant et pour l’Europe.”  

L’ÉTAT SÉDUIT PAR LA PROPOSITION DE QWANT

En parallèle de cette annonce, le secrétaire d’État à l’économie numérique, Cédric O, a annoncé vendredi 17 mai durant le salon VivaTech, la publication d’une circulaire invitant l’ensemble des directions des systèmes d’information et l’État et de l’administration française à installer Qwant comme moteur de recherche par défaut. En clair, Qwant devrait rapidement devenir le moteur de recherche privilégié de l’ensemble des fonctionnaires. 

Cédric O précise que cette décision a été prise suite à l’identification d’une “série de critères techniques et juridiques que doivent remplir un moteur de recherche installé par défaut par les administrations, notamment de protection des données personnelles, de localisation des données, d’usage des données, ou encore de capacité à indexer le Web”.  

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