Recherche : Qwant se décline pour les 6/13 ans

Qwant entend venir bousculer en France le quasi-monopole de Google
sur le marché de la recherche en ligne et met particulièrement en avant
la protection des données personnelles comme argument face au géant de
Mountain View.

Crée il y a quatre ans, Qwant explique avoir
développé des sources de revenus alternatives, notamment en proposant
leurs modules de recherche en marque blanche. Un positionnement qui
n’est pas sans rappeler celui de DuckDuckGo, autre moteur de recherche
américain cette fois, qui s’est récemment déclaré rentable sans avoir recours au tracking publicitaire.

Afin de renforcer sa position d’alternative, le moteur se décline aujourd’hui pour les 6/13 ans. Cette version junior du moteur de recherche franco-allemand inclut plusieurs dispositifs de sécurité et intègre une liste noire de sites bloqués.

Liste blanche

Concrètement, Qwant Junior propose « le respect de la vie privée des internautes (Qwant Junior ne conserve pas l’historique de recherche des enfants) et la neutralité des résultats. Il est dépourvu de traçage, de publicité et de produits marchands. »

Surtout, il inclut une liste noire répertoriant des sites Internet reconnus comme
violents ou sensibles, sites bloqués par défaut donc. Une liste blanche inclut des contenus à caractère pédagogique.

Deux versions sont disponibles : junior.qwant.com dédié aux écoles et encadré par l’Education nationale et Qwantjunior.com pour le grand public. La première est issue d’un travail d’un an avec la DNE (Direction du numérique pour l’éducation) afin d’estimer l’intérêt pédagogique de l’outil.

« Ce travail a principalement été axé sur la question des potentialités de partage entre les enseignants et les élèves apportées par la solution et des ajustements entre le filtrage de contenus inappropriés et le risque de ne plus avoir aucune information sur certains sujets ; ce travail a donné lieu depuis un an à de nombreuses améliorations dans le fonctionnement du moteur. », explique le groupe.

Rappelons néanmoins que ces nouveaux modèles peinent à déstabiliser Google, qui dispose
en Europe d’une position largement dominante sur le marché de la
recherche en ligne.

En octobre dernier, la banque européenne d’investissement a officialisé son soutien à la société éditrice du moteur
de recherche. Celui-ci s’élève à 25 millions
d’euros, qui prend la forme d’un prêt en plusieurs étapes, mais la BEI
sera au final bien considéré comme actionnaire de la société, comme le rapporte les Echos.

Le prêt s’inscrit dans le cadre du plan Horizon
2020, déclinaison française du plan européen de soutien aux PME et
petites entreprises pour leur développement.