Salesforce vise un chiffre d’affaires de 60 milliards de dollars en 2034, six fois celui de 2018

Salesforce voit loin, très loin. L’éditeur californien de logiciel, star des services cloud de gestion de la relation client, se donne l’ambition de franchir la barre de 60 milliards de dollars de chiffre d’affaires lors de son exercice fiscal 2034. C’est près de six fois le revenu qu’il attend pour son exercice fiscal 2018. C’est-ce que semble annoncer Parker Harris, directeur technique et cofondateur de l’entreprise, dans une présentation dévoilée sur Twitter par un investisseur.

Modèle 100% cloud

Crée en 1999 à San Francisco, Salesforce fonde son développement sur un modèle 100% cloud de vente de ses logiciels de gestion de la relation client. Considéré comme l’inventeur des services modernes de logiciel à la demande (SaaS pour Software as service), niveau ultime du cloud, il bouscule les trois éditeurs traditionnels qui dominaient le marché : Oracle, SAP et Microsoft.

L’entreprise, dirigée depuis sa création par Marc Benioff, se présente aujourd’hui comme une multinationale de 30 000 personnes dans le monde et de 10,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires attendu sur l’exercice 2018 à clôturer le 31 janvier. Selon Gartner, elle s’impose déjà comme le cinquième éditeur mondial de logiciel, derrière Microsoft, Oracle, IBM et SAP, alors qu’il ne figurait pas dans le Top 10 avant 2013.

SAP, première cible en ligne de mire

Depuis trois ans, l’éditeur allemand SAP, numéro un mondial des logiciels de gestion d’entreprises, figure en ligne de mire de Salesforce. L’éditeur californien compte le détrôner en franchissant la barre des 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires entre 2020 et 2022. Quand il aura atteint ce résultat, il comptera alors 45 000 personnes dans le monde. C’est la première phase de son plan d’expansion.

La deuxième phase prévoit un chiffre d’affaires de 40 milliards de dollars à l’horizon de 2028. De quoi battre deux autres poids lourds traditionnels du logiciel dans le monde: les américains Oracle et IBM, dont le revenu annuel en logiciel tourne autour de 30 milliards de dollars en 2017. Dans la troisième phase, l’objectif est d’atteindre les 60 milliards de dollars de façon à talonner Microsoft, le leader mondial incontesté du logiciel depuis près de 30 ans.

Course folle à l’acquisition des clients

Pour parvenir à ses objectifs, Salesforce mise sur la force de son modèle, la puissance de son écosystème et l’expansion continue de son opportunité de marché. Au démarrage, il proposait un seul service : Sales cloud pour l’aide à la vente. Il en offre aujourd’hui huit. La priorité des priorités reste l’acquisition de nouveaux clients, nerf de la guerre dans le modèle du cloud. Ceci explique pourquoi il dépense près de 50% de son chiffre d’affaires dans le marketing et la vente, là où ses concurrents traditionnels comme SAP ou Oracle se contentent d’un ratio de l’ordre de 20%. Son évènement Dreamforce, qui réunit chaque année son écosystème à San Francisco, en est l’illustration. L’édition 2017 a attiré près de 165 000 personnes, ce qui en fait, de loin, l’évènement le plus important et le plus couteux dans le numérique dans le monde.

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