Services de free-floating : Paris met le holà

 

Le développement des services à la demande aux particuliers, en matière de transport et de logement en particulier, n’est pas sans poser des problèmes aux grandes métropoles. Entre Paris et Airbnb, comme avec d’autres villes dans le monde, les relations sont déjà tendues.

Elles pourraient bien l’être déjà aussi avec les acteurs du free-floating. Qu’ils proposent de la location à la demande de trottinettes électriques, de vélos ou de scooter, leurs véhicules sont aujourd’hui très présents dans l’espace public.

L’occasion d’un partage des données du free-floating ?

Trop même, et de manière chaotique, considère la mairie de Paris. Après les discussions, place donc à la régulation. La municipalité a ainsi annoncé la mise en place d’une redevance, appliquée aux offres de free-floating.

La mesure sera en application début avril, après le prochain Conseil de Paris. Elle doit notamment permettre de financer la construction d’emplacements de stationnement pour ces véhicules, dont la particularité est justement de n’avoir aucun stationnement dédié.

C’est même tout l’intérêt pour les entreprises proposant ces moyens de transport : permettre à leurs clients, grâce à la géolocalisation, d’identifier les véhicules les plus proches et de les laisser ensuite où ils le désirent. Avec pour conséquence, leur dissémination et parfois aussi un encombrement des trottoirs.

Paris veut donc mettre un terme à la pratique et développer des zones dédiées pour leur stationnement. Pour faire respecter ce principe, la capitale promet de « procéder à la verbalisation et à l’enlèvement des véhicules. »

2500 emplacements… à terme

Pour ne pas freiner ces offres de mobilité, plébiscitées par les habitants, Paris annonce cependant vouloir implanter à terme 2500 emplacements de stationnement. Objectif affiché : un point de stationnement « tous les 150 mètres », soit 1 minute 30 à pied. Elle précise cependant que le déploiement du maillage prendra du temps.

Les fournisseurs de ces services de transport souhaiteront sans doute s’impliquer dans ce maillage pour qu’il soit le plus adapté possible. Ils disposent pour cela de riches données de géolocalisation sur les flux de déplacements. Or, Paris est justement attaché à un partage de ces données, contrairement aux offreurs de services.

La municipalité « essaie de travailler sur le partage de la donnée avec les opérateurs de free floating » et cherche à développer le concept de stationnement virtuel. Pour définir les nouvelles régulations, Paris estime qu’il faudra cependant aller plus loin, « et faire en sorte que cette donnée puisse peser dans nos discussions » avec les opérateurs, expliquait ainsi l’adjoint à la maire de Paris, Jean-Louis Missika lors de Big Data 2019.

Go to Source


bouton-devis