Test du Zuk Z1 : un smartphone de milieu de gamme séduisant sous Cyanogenmod

Le Zuk Z1 : un nom étrange pour un smartphone plutôt alléchant. Créé par une sous-marque de Lenovo, ce terminal 5,5 pouces basé sur la ROM Cyanogenmod marche sur les plates-bandes du OnePlus 2. Arborant un design peu original mais séduisant et un port USB-C, il vient enrichir la catégorie des smartphones abordables de qualité, sans être exempt de défauts malgré tout.

Design et ergonomie : un air de nombreux smartphones

Le Zuk Z1 ne brille pas par l’originalité de son design, qui ressemble à un mélange de tout ce qu’on a vu défiler ces dernières années, de Samsung à Apple en passant par Xiaomi ou Meizu. La bordure en métal pourrait être un croisement entre l’iPhone 5s et l’iPhone 6s, avec un soupçon de Galaxy S6. Le dos en plastique brillant rappelle de nombreux smartphones chinois, alors que la présence d’un bouton de retour à l’accueil et de deux touches tactiles renvoie plutôt à Samsung.

Pas original pour un sou, donc, le Zuk Z1 est toutefois bien fini, même si on aurait préféré du plastique mat au polycarbonate brillant du dos. Celui-ci ne cache pas ses rondeurs. Le Z1 ne joue clairement pas la carte de la finesse à tout prix, au point d’être un peu trop lourd et trop épais pour de petites mains.

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C’est dire : le nouveau Mate 8 de Huawei, intégrant un écran 6 pouces particulièrement bien optimisé, n’est pas beaucoup plus encombrant.

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Le bas du terminal révèle un port USB-C, et le câble plat rappelle d’ailleurs celui qui accompagne le OnePlus 2. À cette connectique, nous n’avons pas grand-chose à reprocher, si ce n’est le fait qu’elle soit encore peu répandue. Si on a toujours un Micro USB sous la main, on ne peut malheureusement pas en dire autant du nouveau connecteur réversible.

Le bouton central fait également office de capteur d’empreinte digitale. Il est entouré de deux touches tactiles, marquées par un simple point lumineux. L’ensemble prend une place considérable : pourquoi cet espace disproportionné entre le bouton et le bas de l’écran ?

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Composants : un OnePlus 1.5 ?

La fiche technique du Zuk Z1 rappelle fortement celle du OnePlus One. Le smartphone intègre ainsi un processeur Snapdragon 801, un choix surprenant pour un terminal sorti fin 2015. Pour rappel (ça fait longtemps !), il s’agit d’un processeur 32 bits quadri cœurs (4 Krait 400 à 2,5 GHz) accompagné d’un GPU Adreno 330.

Le processeur et le GPU sont en accord avec l’écran utilisé. Avec sa définition Full HD (1 920 x 1 080 pixels), la dalle 5,5 pouces du Zuk Z1 ne poussera pas la puce dans ses derniers retranchements. L’écran nous a paru très satisfaisant, malgré une teinte un peu froide. Les noirs sont profonds, l’écran lumineux et les angles de vision ne souffrent d’aucun défaut.

Zuk/Lenovo n’a pas jugé nécessaire d’intégrer un slot microSD, et comme pour les smartphones de OnePlus, ça ne s’impose pas, étant donné que la capacité interne est de 64 Go. Comme sur son « modèle », le smartphone intègre 3 Go de mémoire vive.

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La connectivité du smartphone fait côtoyer le bon et le moins bon. Le Z1 est compatible avec la bande 5 GHz pour le Wi-Fi, mais sur la 4G, seules les bandes 2 600 et 1 800 MHz sont gérées pour la France. Le 800 MHz n’est pas de la partie, comme souvent sur les smartphones chinois, et c’est regrettable. Maigre consolation : le mobile intègre deux emplacements SIM.

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L’embonpoint du Z1 se justifie par sa batterie d’une capacité de 4 100 mAh, soit encore plus que le OnePlus 2, ou le Moto X Play.

A l’usage : un Android entièrement personnalisable

Le Zuk Z1 fait le choix de Cyanogenmod, et on retrouve ainsi un Android entièrement personnalisable. Lenovo a même eu le bon goût de ne pas activer toutes les options par défaut, car elles auraient vite fait de tourner la tête des utilisateurs néophytes.

Modification du thème, en bloc ou en détail (icônes, barre d’état, police…), activation ou non des touches virtuelles, modification intelligente de la température de couleur selon l’heure, comportement du bouton physique et des touches tactiles… De quoi ajuster l’ensemble de l’interface à son usage, même s’il reste toujours un ou deux modules qu’on souhaiterait pouvoir modifier.

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Ainsi, le comportement du tiroir des applications, inspiré de OxygenOS, est sympathique, mais certains préfèreraient peut-être la version standard. On peut certes passer par un launcher. Dans tous les cas, la surcouche logicielle est réussie, surpassant même l’Android « stock » un peu trop rigide.

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Et puisque les composants ont été bien choisis pour faire tourner le tout avec une fluidité irréprochable, on a la recette d’une expérience utilisateur réussie. C’est le cas, quels que soient les usages : vidéo, surf, jeu, lecture, le Zuk Z1 est à l’aise !

Photos

Le terminal intègre un capteur Sony 13 mégapixels produisant de bonnes images, sans être dénuées de défaut. En fait, il lui faut des conditions d’éclairage optimales, sans quoi il perd un peu les pédales. On remarque ainsi une tendance assez facile à la surexposition.

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A l’inverse, il ne nous a pas paru se hisser au niveau d’un Galaxy S6 dans des conditions un peu sombres, et l’autofocus panique assez rapidement. Dans cette gamme de prix, néanmoins, on ne peut pas franchement être déçu de ces performances tout à fait correctes.

Performances : le Snapdragon 801 n’a pas dit son dernier mot !

Ne pas baser son terminal sur des composants dernier cri en privilégiant plutôt une valeur sûre, ça a du bon, et le « vieux » Snapdragon 801 du Zuk Z1, associé à une partie logicielle maîtrisée, se défend assez bien.

Sans se montrer tout à fait à la hauteur d’un Galaxy S6 ou d’un iPhone 6s, le Z1 assure sur la partie CPU. Les performances graphiques, notamment en Open GL ES 3.0 (le smartphone n’est pas compatible 3.1) sont un peu moindres mais demeurent honorables.

Et c’est tout aussi vrai en pratique, où les performances de tous les jeux testés sont au rendez-vous : aucun accroc majeur à constater sur Asphalt 8, Riptide GP2 (détail à fond) ou sur des titres plus « casual » comme Lara Croft Go.

Autonomie : un smartphone épais, mais endurant !

La batterie du Zuk Z1 promettait sur le papier. Et on a beau trouver le smartphone un peu épais, ça se justifie par une autonomie au top. Sur le test de PC Mark, qui simule un usage web, vidéo, photo et bureautique avec un écran réglé à 200 Cd et Wi-Fi activé, on tombe à 9 heures et 51 minutes.

Lors de notre usage au quotidien du smartphone, la batterie ne nous a jamais pris en défaut. Comme le OnePlus 2 ou le Moto X Play, il tient largement la route sur une journée d’utilisation, voire au delà.

Notre avis

Le Zuk Z1 est indéniablement une bonne surprise. Relativement puissant, pas trop cher au vu de ses spécifications (349 euros prix conseillé) et très autonome, il bénéficie d’un bel écran et d’une fiche technique maitrisée, préférant l’optimisation à la surenchère. Côté logiciel, le recours à Cyanogenmod et à des thèmes sobres en font un terminal très agréable à utiliser.

La filiale de Lenovo n’obtient pas un sans faute pour autant. Si la finition du Z1 est satisfaisante, son design pourra paraître trop volumineux. Autour de l’écran comme au dos, il y a peut-être un peu de marge à grignoter sur un éventuel Z2. Notre principal reproche concerne néanmoins sa connectivité. Il serait bon que les constructeurs souhaitant s’implanter en France cessent de zapper la bande 800 MHz. Dommage, tant ses qualités sont indéniables !

Zuk Z1

Les plus

+ Autonomie impressionnante

+ Très bel écran

+ Performances satisfaisante pour un « vieux » SoC

+ 64 Go en standard

Les moins

– APN perfectible (exposition)

– Pas de 800 MHz (4G)

– Design mal optimisé

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