Tor va intégrer Firefox, et devrait disparaître en tant que navigateur indépendant

Tor va intégrer Firefox, et devrait disparaître en tant que navigateur indépendant

Depuis quelque temps, Mozilla met le paquet sur la sécurité. Ces dernières années, on a eu droit à une déclinaison de Firefox en partenariat avec le moteur de recherche Qwant, plus respectueux de la vie privée, une autre version baptisée Firefox Focus, plus sécurisée et à destination d’iOS, et plusieurs outils pour empêcher le tracking publicitaire, notamment de la part de Facebook.

Cette fois, Mozilla s’allie à Tor, le célèbre navigateur sécurisé permettant entre autres d’accéder au Dark Web, cet Internet parallèle qui déchaîne les passions. The Tor Project vient en effet d’annoncer Fusion, un projet commun visant à intégrer Tor à Firefox. En fait, la version classique de Tor est un navigateur Firefox modifié dont le trafic passe par des relais afin de protéger l’adresse IP de l’internaute. Dans le cas de Fusion, l’objectif est d’intégrer la technologie de Tor à la version « classique » de Firefox via un nouveau mode de navigation dit « super-privé ».

Adieu, navigateur Tor

Certaines fonctionnalités de Tor manqueront à l’appel mais « nous voudrons sans doute implémenter la majorité de Tor », écrit The Tor Project sur son site officiel. Cela prendra du temps néanmoins, et aucune date de lancement n’a été annoncée pour le moment. Mais alors, quel avenir pour Tor une fois que sa technologie sera disponible dans Firefox ? Et bien aucun ! L’idée est clairement de faire disparaître Tor en tant que navigateur, afin que les équipes du projet puissent se concentrer sur les centaines de millions de nouveaux utilisateurs potentiels.

Pour Tor, c’est une façon d’élargir considérablement son influence. Pour Mozilla Firefox, la manœuvre permettra de se distinguer encore plus des autres acteurs grâce à un arsenal de sécurité conséquent. De cette façon, la Fondation espère stopper l’hémorragie de son nombre d’utilisateurs, en chute libre depuis pas mal d’années. Difficile néanmoins de savoir si cela changera la donne sur ce marché ultra-dominé par Google Chrome, utilisé par plus de 60% des internautes.

Crédit image d’illustration : The Daily Dot 

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