Uber perd sa tête

Uber perd sa tête

Dernier épisode d’une série qui commençait mal pour Uber et son patron Travis Kalanick. Cela a commencé par un épisode où il devait être conseiller de Donald Trump, mais dans un cliffhanger pas franchement haletant, le patron a dû renoncer suite au boycott de ses utilisateurs. Puis il y a eu celui du harcèlement sexuel au sein de l’entreprise et climat sexiste qu’il y régnait. Cela s’était soldé par une vingtaine de licenciements et la mise en place d’une politique de diversité accrue en plus de diverses contraintes.

Avec toute les autres péripéties (dont des insultes à un de ses chauffeurs) cela faisait beaucoup pour un seul homme. Sous la pression des actionnaires, le patron n’a eu d’autre choix que de quitter son poste rapporte le New York Times. La nouvelle a été annoncée le 20 juin au soir (heure française) et elle constitue une vraie fausse surprise dans la mesure où l’homme avait déjà annoncé une prise de distance vis-à-vis de son poste. L’idée était déjà sans doute de calmer le jeu. Mais cela n’a visiblement pas suffi.

La démission du patron risque toutefois d’impliquer de nouvelles difficultés pour Uber. Kalanick n’a pas pris la peine désigner un successeur, ce qui va probablement lancer quelques luttes intestines pour le pouvoir, d’autant plus qu’il n’y a pas vraiment de candidat « naturel » pour le poste. Pas franchement idéal pour repartir sur des bases saines. Gageons que le conseil d’administration saura prendre les choses en main et couper court à toute discussion.